Mois : juillet 2019

L’UE et le Japon sélectionnent les premiers programmes de master communs Erasmus Mundus

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui les résultats de l’appel à propositions pour les partenariats de master communs Erasmus Mundus avec le Japon, lancé en octobre 2018. La Commission et le ministère japonais de l’éducation, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie ont sélectionné trois programmes proposés par des consortiums internationaux impliquant des universités de premier plan. M. Tibor Navracsics, commissaire pour l’éducation, la culture, la jeunesse et le sport, a déclaré à ce propos : « En juillet 2018, j’ai eu le plaisir de lancer le dialogue politique à haut niveau entre l’UE et le Japon sur l’enseignement supérieur, la culture et le sport, de concert avec mon homologue japonais de l’époque, M. Hayashi. Nous avons souligné l’importance de promouvoir la coopération internationale dans l’enseignement supérieur. Je suis convaincu que les trois programmes de master communs que nous avons sélectionnés, qui s’inscrivent dans le cadre de notre nouveau modèle de coopération entre l’UE et le Japon dans le domaine de l’enseignement supérieur, apporteront des résultats supplémentaires en stimulant les talents des étudiants, en favorisant l’excellence et en soutenant la science, la technologie et l’innovation. Je me réjouis à la perspective de voir leur impact positif dans les mois et les années à venir. »

Un budget de 9 millions d’euros est disponible pour les trois programmes les mieux classés choisis aujourd’hui, un budget également réparti entre l’UE et le ministère japonais de l’éducation, de la culture, des sports, des sciences et des technologies.

De plus amples informations sont disponibles dans ce communiqué de presse.

Le CETA vu par les agriculteurs canadiens

Un petit article dans une revue canadienne : le CETA vu par les agriculteurs canadiens.

 » En éliminant les droits de douane sur 98 % des lignes tarifaires entre le Canada et l’Union européenne (UE), l’Accord économique et commercial global (AECG) devait constituer un véritable eldorado pour les exportateurs agroalimentaires du pays. En contrepartie, les producteurs laitiers d’ici devaient concéder l’entrée de l’entente de libre-échange. La Terre a voulu savoir si les agriculteurs canadiens profitent réellement de nouveaux accès commerciaux sur le Vieux Continent. « 

Vous pouvez lire l’article complet sur www.laterre.ca

Connaitre la Finlande, présidence du Conseil de l’Union européenne

Un texte élaboré par Jean-Pierre Bobichon , Conseiller auprès de l’Institut Jacques Delors.

Après la présidence Roumaine, avant la présidence Croate, et pour la troisième fois depuis son adhésion en 1995, l’Union européenne est présidée par la République de  Finlande depuis ce 1er juillet 2019 et jusqu’au 31 décembre.

Chef de l’État : M. Sauli Niinistö (Parti du Rassemblement national) – rien à voir avec la tonalité française du même nom –  élu le 5 février 2012, réélu le 28 janvier 2018
Langue(s) officielle(s) : Finnois et suédois
Monnaie : Euro (introduit le 1er janvier 2002)
Fête nationale : 6 décembre (déclaration de l’indépendance, 1917)

Quelques réalités finlandaises :
Géographiques :
Superficie : 303 919 km²
Capitale : Helsinki (570 000 hab.)

Démographiques :
Population : 5 514 997 hab. (juin 2018)
Densité : 18,14 hab. / km² (2017)
Croissance démographique : 0,3 % (2016)
Espérance de vie : 81 ans
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religions : protestants luthériens (84 %), orthodoxes (1,1 %), hors confession (13 %)
Indice de développement humain : 23e (2015)

Economiques :
PIB (en Mds €, prix courants) : 216 (2016) ; 224 (2017) ; 234 (2018)
PIB par habitant (en €) : 39 327 (2016) ; 40 638 (2017)
Croissance du PIB : 2,5 % (2016) ; 2,8 % (2017) ; 2,9 % (2018)
Taux de chômage : 8,8 % (2016) ; 8,6 % (2017) ; 8,0 % (2018)
Indice des prix (CPI) en % : 0,4 (2016) ; 0,7 (2017) ; 1,1 (2018)
Dette publique (en % du PIB) : 62,9 (2016) ; 61,3 (2017) ; 60,0 (2018)
Balance commerciale (2017) : – 2,5 Mds€ (exportations : 59,6 Mds€ et importations : 62,1 Mds€)
Principaux clients (en 2017) : Allemagne (14,2 %, 8,5 Mds€) ; Suède (10,3 %, 6,1Mds€), Pays-Bas (6,9 %, 4,1 Mds€) 
Principaux fournisseurs (en 2017) : Allemagne (15,5 %, 9,6 Mds€) ; Russie (13,2 %, 8,2 Mds€), Suède (11 %, 6,8 Mds€),
Exportations de la France vers la Finlande : 1 985,3 M € (2016) ; 2 049,6 M € (2017) Importations françaises depuis la Finlande : 2 022,7 M € (2016) ; 2 382,7 M € (2017) 
Part de marché de la France : 4,9 

Présence française :
Communauté française en Finlande : 2 558 inscrits en août 2012 + env. 500 personnes depuis
Communauté finlandaise en France : env. 7 000 personnes

Politique intérieure

La Finlande est une République dont la constitution combine un parlement monocaméral élu au scrutin proportionnel tous les quatre ans, avec un président élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une seule fois.

Le conservateur Sauli Niinistö (ancien président du parlement) a été élu à la présidence de la République le 5 février 2012 avec 62,6 % des voix. Cette élection a marqué un tournant dans l’histoire politique finlandaise puisque la présidence de la République a échappé au parti social-démocrate pour la première fois depuis 1982 et est revenue à un conservateur, également pour la première fois depuis 1956. Le président voit ses pouvoirs fortement restreints par rapport à ses prédécesseurs, suite à la révision de la Constitution de 2000. La principale évolution concerne les questions européennes qui sont désormais du ressort unique du gouvernement, alors que le président continue de mener la politique étrangère du pays en collaboration avec le gouvernement. Jouissant d’une forte popularité, le président Sauli Niinistö, a été réélu (64,3 %) dès le premier tour pour un second mandat le 28 janvier 2018.

Le premier ministre Juha Sipilä a annoncé le 8 mars 2019 la démission de son gouvernement, reconnaissant son échec relatif à la réforme des régions et des services sociaux et de santé. Le gouvernement continuera de régler les affaires courantes, jusqu’à la nomination d’un nouveau pouvoir exécutif.

Les élections législatives du 14 avril 2019 ont vu la défaite de la coalition sortante et la progression des partis d’opposition : les « Sociaux-démocrates »ont obtenu la première place (17,7 %, soit 40 sièges sur 200 au Parlement). Les « « Vrais Finlandais » ont obtenu 17,5 % des voix et 39 députés. Le Rassemblement national suit avec 17,0 % et 38 sièges. Le parti du Premier ministre sortant, le « Centre » 31 députés), suivi par les « Verts » (11,5 %, 20 sièges) et « l’Alliance de gauche » (8,2 %, 16 députés).

Situation économique

Après trois années de récession (2012-2014) et une année de croissance atone en 2015 (+ 0,3 %), la Finlande a renoué avec la croissance à partir de 2016 (+ 1,9 %). En 2017, l’économie finlandaise a bénéficié du dynamisme de la demande interne et du commerce extérieur. La croissance du PIB a été de 2,8 %, faisant de la Finlande l’État membre le plus dynamique de la zone euro. L’investissement continue de bénéficier d’un effet de rattrapage dans le secteur de la construction après plusieurs années de report de projets et les entreprises semblent profiter de la conjoncture économique positive pour investir.

Le gouvernement Sipilä a annoncé des initiatives douloureuses pour tenter de restaurer la compétitivité prix à l’export de la Finlande, avec notamment une réduction des dépenses publiques destinée à financer la baisse des charges patronales et un appel à la modération salariale. Le gouvernement a finalement atteint son objectif en matière d’emploi de 72 %.

Politique européenne et étrangère

Depuis son adhésion en 1995, la Finlande se veut élève modèle de l’Union européenne. Elle a adopté l’ensemble des politiques européennes, dont la monnaie unique. Elle a appliqué à la lettre les critères du Pacte de stabilité et de croissance après la mise en place de l’euro, et a veillé à respecter strictement les critères posés par le Pacte en matière de déficit budgétaire et d’endettement. La crise des dettes souveraines dans la zone euro a provoqué un durcissement sensible de la position du pays face aux demandes d’assistance émanant d’États en difficulté, perçus comme moins vertueux. En juillet 2015, le gouvernement finlandais a soutenu l’option d’un « Grexit temporaire », avant de se rallier au compromis final.

Helsinki a publié en juin 2013 un livre blanc sur l’UE. Il plaide pour une intégration plus étroite, juste et équitable, solidaire et responsable, dans le cadre des traités existants. Plus qu’une union économique et un marché unique, le pays voit l’UE comme une communauté de valeurs, respectueuse de ses propres règles. Il met l’accent sur la croissance, la compétitivité et l’emploi, le modèle social, mais aussi la politique énergétique et climatique, la liberté de mouvement et le renforcement d’une défense commune intégrée.

La Finlande et l’Union européenne

La Finlande qui est partie intégrante de l’espace Schengen depuis le 21 mars 2001, elle a 13 députés au Parlement européen, 9 Conseillers au Comité Economique et Social Européen et 9 également au Comité des Régions, 1 Commissaire européen, 1 membre de la Cour de justice européenne et 1 membre de la Cour des comptes (l’une et l’autre étant à Luxembourg.

Syndicalement : Trois organisations sont membres de la Confédération Européenne des Syndicats – CES – : AKAVA, SAK, STTK

Les patronats : Dans le secteur privé, la principale organisation est la Confédération des industries finlandaises (EK) regroupant 42 organisations patronales représentant le secteur de l’industrie aussi bien que le secteur des services. Il existe aussi la Fédération des entreprises finlandaises (SY), la Fédération des employeurs du secteur agricole (MTL)

Dans le secteur public les acteurs qui négocient des conventions collectives sont la Commission pour les employeurs des collectivités locales (KT), le Service des employeurs de l’Etat (VTML) et la Commission des employeurs de l’Eglise (KiT). La KT, qui est l’organisation la plus importante représentant les employeurs du secteur public, couvre 431 municipalités et 208 fédérations de municipalités employant au total environ 422 000 personnes. Le VTML conclut des conventions collectives pour 124 000 employés et fonctionnaires de l’Etat

La Finlande,  sa Défense et sa sécurité

Du fait de sa non-appartenance à l’OTAN, la Finlande est un fervent défenseur de la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC), à laquelle elle contribue activement depuis son adhésion à l’Union, à la mesure de ses moyens. Elle a ainsi été le premier État membre à répondre à une demande d’assistance au titre de l’article 42-7 du TUE. (clause de défense mutuelle) La Finlande a rejoint en novembre 2018 l’Initiative européenne d’intervention (initiée par la France en 2017), qui vise à favoriser l’émergence d’une culture stratégique européenne et à développer des coopérations opérationnelles et stratégiques pragmatiques. La Finlande participe aux opérations de maintien de la paix, essentiellement dans le cadre des Nations unies. Elle est aussi présente dans le cadre de l’OSCE (missions de terrain) et du Partenariat pour la paix de l’OTAN. La crise ukrainienne a relancé le débat sur une éventuelle adhésion à l’OTAN, mais le sujet divise l’opinion et la classe politique. Elle a participé au plus important exercice de l’Alliance « Trident Juncture » qui s’est principalement déroulé en Norvège à la fin de 2018

La Finlande a également mis en place une coopération de défense renforcée avec la Suède. Au plan bilatéral, une déclaration commune franco-finlandaise a été signée sur la défense européenne en août 2018.

Elle entretient avec les États-Unis une coopération sur les questions de sécurité et de défense, et elle participe à la lutte contre Daech. Elle a octroyé 10 millions d’euros pour la reconstruction des zones libérées, l’aide humanitaire et des activités de déminage en Irak pour l’année 2016-2017. Considérant essentiel pour sa stratégie de défense le rôle du renseignement pour faire face aux menaces hybrides, elle a créé en 2017 un Centre européen de défense contre les menaces hybrides, auquel la France s’est associée.

Sur le plan international, la Finlande s’emploie activement à renforcer la coopération multilatérale, notamment dans le cadre des Nations unies, et le droit international en général.

Elle entretient une relation bilatérale étroite et complexe avec la Russie (frontière commune d’environ 1 300 km) et cherche à développer une politique régionale à vocation septentrionale, baltique et arctique. Bien que non-côtier de l’Océan arctique, un tiers de son territoire se trouve au nord du cercle polaire. La région arctique constitue un enjeu de politique intérieure pour la Finlande du point de vue économique, environnemental, sociétal et scientifique.

L’attitude menaçante de la Russie dans la région de la Baltique suscite son inquiétude, malgré la persistance d’un dialogue bilatéral régulier de haut niveau. La Russie est en outre son premier partenaire commercial et fournit 85 % de son énergie. Les autorités finlandaises adoptent désormais avec leur grand voisin oriental une ligne associant fermeté et dialogue, dans un cadre qualifié de « neutralité active » (abandon de sa conception stricte de la neutralité en 1994). La crise russo-ukrainienne a contribué à rapprocher la Finlande de l’OTAN et de la Suède (signature d’un plan d’action entre les deux pays en mai 2017).

Pour en savoir plus : ici et .

Orientations politiques pour la prochaine Commission européenne – 2019-2024

Vous pouvez désormais trouver sur le site web de la Commission européenne les Orientations politiques pour la prochaine Commission européenne (2019-2024) « Une Union plus ambitieuse : Mon programme pour l’Europe », présentées par la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

 » Les présentes orientations politiques se fondent sur les idées et priorités communes qui nous unissent. Elles ne constituent pas un programme de travail exhaustif, mais se veulent plutôt un cadre pour notre travail commun. Chaque chapitre expose les politiques que j’ai l’intention de mener pour nous permettre d’atteindre nos objectifs. Ces orientations politiques se concentrent sur six grandes ambitions pour l’Europe pour ces cinq prochaines années et bien au-delà.

 Un pacte vert pour l’Europe
 Une économie au service des personnes
 Une Europe adaptée à l’ère du numérique
 Protéger notre mode de vie européen
 Une Europe plus forte sur la scène internationale
 Un nouvel élan pour la démocratie européenne

De nouveaux défis et de nouvelles opportunités ne manqueront pas de se présenter, et nous nous adapterons, mais toujours en nous tenant aux principes et aux aspirations énoncés dans les présentes orientations politiques. Je vois dans les cinq prochaines années une chance pour l’Europe: celle de se montrer plus ambitieuse chez elle afin de prendre le leadership sur la scène mondiale. »

Pour en savoir plus sur la vision d’une Europe plus ambitieuse de Mme Ursula von der Leyen, cliquer ici.

Maison des Européens Lyon vous souhaite un bel été !

Un semestre riche en événements prend fin. Nos activités ont mobilisé de nombreuses personnes dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous en sommes heureux mais le travail ne s’arrête pas. Pour l’information, la Maison des Européens Lyon sera fermée à partir du lundi 5 août. Nous revenons le lundi 26 août et nous continuons à parler d’Europe sur le territoire !

Toute l’équipe de la Maison des Européens Lyon vous souhaite de très belles vacances d’été !

#EUSavesLives

L’exposition itinérante de réalité virtuelle réalisée par la Commission européenne #EUSavesLives, qui a pris place du 12 au 21 juillet 2019 au Centre Commercial Ecully Grand Ouest, a été inaugurée par Christos Stylianides, Commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, le lundi 15 juillet. Vous retrouverez son discours en anglais en cliquant ici.

Pour plus d’infos sur l’exposition en question, vous pouvez lire notre article.

Cette exposition sera prochainement visible du 2 au 11 août à Portimao au Portugal comme dernière destination.

Le discours de Gilles Collard, directeur général de l’Institut Bioforce et expert national détaché au siège de la Direction Générale de l’Aide Humanitaire de la Commission européenne (DG ECHO) depuis 2009.

« 

Mr Le Commissaire,

Mr le Conseiller métropolitain,

Mr le Maire et distingués invités,

Notre organisation Bioforce a le mandat de former le personnel humanitaire des organisations apportant assistance aux populations frappées par les crises ou les catastrophes naturelles.

Depuis 35 ans, notre organisation, au travers de son centre de formation de Vénissieux, a formé plusieurs dizaines de milliers de jeunes qui ont décidé de devenir des professionnels de l’Humanitaire. Ils sont encore aujourd’hui auprès des populations en détresse, vecteurs d’une aide efficace et durable. Etre un Humanitaire, c’est pouvoir associer professionnalisme et engagement et Bioforce forme aux métiers de l’humanitaire en conciliant ce savoir-faire et ce savoir être nécessaires.

Aujourd’hui, le secteur humanitaire change et Bioforce doit accompagner ces changements. Les équipes d’intervention des organisations humanitaires, des Nations Unies ou des Croix Rouges sont aujourd’hui majoritairement composées de personnels nationaux venant des pays en crise. Bioforce doit pouvoir exporter son expertise et son expérience au plus près de ces terrains de crise et former cette nouvelle génération d’humanitaires provenant des pays du sud.

C’est le défi que nous nous sommes lancés en 2017 en ouvrant notre centre régional Afrique à Dakar. La Commission européenne, sous sa direction générale ECHO, s’est associée à nos fidèles soutiens plus régionaux, la Métropole de Lyon et la Région Auvergne Rhone Alpes, pour créer de toute pièce ce Centre de formation. Grace à ces soutiens, en à peine 4 mois, nos premiers étudiants pouvaient recevoir nos premières formations pour devenir logisticiens ou coordinateurs de projets humanitaires.

Aujourd’hui, deux ans après son ouverture, près de 1400 jeunes africains ont bénéficié de nos formations.  Ces jeunes, africains pour la grande majorité, sont venus chercher une formation qualifiante, un label Bioforce reconnu dans le secteur humanitaire, qui leur a permis de trouver un emploi utile au sein d’une organisation internationale ou nationale. D’autres sont venus chercher la possibilité de développer leurs compétences et de pouvoir évoluer professionnellement au sein de ces organisations.

Près de 50 % de ces jeunes travaillent dans les pays du Sahel, région doublement frappée par les conséquences du terrorisme et du réchauffement climatique. Nos jeunes Bioforce africains aujourd’hui sauvent des vies au Sahel mais aussi en RCA ou au Nigeria. J’étais à Bangui en RCA récemment. J’ai rencontré beaucoup de « Bioforces » la bas au sein d’Handicap International, d’Action contre la Faim ou encore de Médecins sans Frontières. Ils m’ont tous dit l’importance d’avoir été formés par Bioforce et ainsi d’être immédiatement opérationnels dans un contexte aussi difficile que celui de la RCA. Mais ils m’ont également fait part de leur crainte. La crainte de ne pas pouvoir recruter assez de personnels pour répondre aux besoins des populations. Sans suffisamment d’hommes et femmes formées, il n’y pas d’assistance possible et sans assistance, la vie des populations vulnérables est en danger. 

C’est malheureusement le même constat aujourd’hui au Yémen, en Irak ou en Syrie. Ces pays caractérisent les crises humanitaires les plus importantes. C’est la raison pour laquelle Bioforce est présent au Liban et en Jordanie. Nous avons un rôle à jouer la bas aussi, celui de  former une génération de jeunes, venant d’horizons et de confessions différentes, et prêts à se rassembler pour soulager la détresse de leur population et bientôt de reconstruire ensemble leur pays.

Monsieur le Commissaire, au titre de Directeur Général de Bioforce, j’aimerais saisir l’opportunité de votre présence ici pour remercier la Commission européenne d’avoir participé à la création de notre centre de formation à Dakar. Soyez certains que ce centre remplira sa double fonction : celle de donner un avenir professionnel à des jeunes africain qui ont choisi de s’investir pour le bien de leur population et celle de donner aux organisations humanitaires de la région la possibilité de recruter du personnel formé et qualifié en nombre suffisant. J’aurais simplement une requête, celle que la Commission puisse nous accompagner sur d’autres fronts.

Je voudrais terminer par une note personnelle en disant que je suis très fier d’avoir contribué pendant plus de douze ans aux efforts de l’Union européenne dans sa mission de solidarité internationale. La DG ECHO, celle que vous supervisez, est l’expression même d’une vision de l’Europe : Nous sommes plus forts et bien plus efficaces lorsque nous sommes plus nombreux et venant de pays différents mais rassemblés autour d’un même enjeu et d’un même objectif, celui de soulager la détresse humaine.

Je vous remercie

« 

Gilles Collard
Gilles Collard et Christos Stylianides

#EYE2020 à Strasbourg les 29 et 30 mai 2020 !

Êtes-vous au courant ? La quatrième édition de la Rencontre des jeunes européens (EYE2020) aura lieu au siège du Parlement européen, à Strasbourg, les 29 et 30 mai 2020. À cette occasion, le Parlement européen accueillera plus de 8,000 jeunes âgés entre 16 et 30 ans venant de toute l’Union européenne ou d’autres pays européens.

Le Parlement européen offre de nouveau l’opportunité aux jeunes européens de faire entendre leurs voix et d’apporter des idées novatrices pour l’avenir de l’Europe. Les participants auront la possibilité de discuter de celles-ci avec des décideurs européens et des personnalités impliquées sur la scène européenne.

L’ouverture des inscriptions aura lieu en janvier 2020 sur le site internet EYE2020.eu. Pour vous inscrire, vous devez former un groupe de 10 personnes au minimum. Cette année, les groupes peuvent d’ores et déjà faire une demande de subvention en complétant le formulaire en ligne. Dernier délai : mardi 15 octobre 2019.

Si vous voulez proposer une activité artistique ou une activité interactive, ou pensez pouvoir contribuer au programme de l’EYE d’une façon ou d’une autre, cliquez sur ce lien. Les propositions sont à envoyer d’ici le dimanche 17 novembre 2019 au plus tard.

Le Parlement européen vient également de lancer le site à idées des jeunes européens. Il s’agit d’une plateforme qui vous permet de présenter vos idées sur les enjeux du moment, proposer des solutions pour améliorer l’Europe et en débattre avec d’autres jeunes. Vos idées serviront à enrichir le programme de la Rencontre des jeunes européens (EYE2020). N’hésitez pas à prendre part au sondage et accéder au site à idées des jeunes européens.

Lettre d’actualité européenne du mois de juillet 2019

Les enjeux européens du moment vous intéressent ? Le dernier N° de la lettre d’actualité européenne avant la trêve de l’été vient de sortir ! Cette lettre est traitée par Alain REGUILLON, Président de la Maison des Européens Lyon, et Alain MALEGARIE, Ancien directeur de l’Institut de l’Euro, Membre du réseau des conférenciers #TeamEurope.

Vous pouvez toujours trouver nos lettres d’actualité européenne sur notre site web www.mde-lyon.eu -> Bouton Nos Projets -> Rubrique L’actualité européenne.

La Commission approuve une nouvelle appellation d’origine protégée de France

La Commission européenne a approuvé la demande d’inscription du « Jambon du Kintoa » dans le registre des appellations d’origine protégées (AOP). Le « Jambon du Kintoa » est un jambon sec frotté à la poudre de « Piment d’Espelette » AOP et produit dans certaines communes des Landes et des Pyrénées-Atlantiques dans le sud-ouest de la France, territoire qui correspond globalement au pays Basque français. Le terme « Kintoa » trouve son origine dans le droit de glandage pour les porcs, appelé communément droit de quinta, perçu par les rois de Navarre depuis au moins le XIIIème siècle sur les porcs qui étaient menés en transhumance dans les montagnes royales de Navarre.

Les rois prélevaient ainsi un porc sur cinq, d’où le nom donné à ce droit. Le « Jambon du Kintoa » provient d’un porc Pie-noir du pays Basque, race particulièrement adaptée au climat montagnard. Cette nouvelle appellation va rejoindre plus de 1 450 produits alimentaires déjà protégés dont la liste est disponible dans la base de données DOOR.

Pour plus d’informations, voir aussi les pages sur la politique de qualité.

* L’appellation d’origine protégée (AOP) désigne des produits dont la production, la transformation et l’élaboration s’est faite au sein d’une aire géographique déterminée, en mettant en œuvre le savoir-faire des producteurs locaux et des ingrédients provenant de la région concernée.

Présidence finlandaise du Conseil de l’Union européenne

La troisième présidence de la Finlande par l’Union européenne commence le 1 er juillet 2019. La présidence du Conseil tourne dans un ordre établi tous les six mois entre les États membres de l’UE. La présidence est chargée de faire avancer les travaux du Conseil sur la législation et les initiatives politiques de l’UE au sein du Conseil et de garantir la continuité de l’agenda de l’UE. En outre, la présidence représente le Conseil dans les relations avec les autres institutions de l’UE, en particulier avec la Commission et le Parlement européen. Les priorités de la présidence finlandaise sont de renforcer les valeurs communes et l’état de droit, de rendre l’UE plus compétitive et socialement inclusive, de renforcer la position de l’UE en tant que leader mondial de l’action climat et de protéger de manière globale la sécurité des citoyens.

Plus d’informations sur https://eu2019.fi/fr/accueil

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