Mois : novembre 2019

Opportunités européennes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

La Délégation générale de la région Auvergne-Rhône-Alpes à Bruxelles vous informe sur les opportunités pertinentes pour les acteurs locaux de la Région. Si vous souhaitez accéder facilement aux opportunités offertes par l’Union européenne : les appels à propositions, recherches de partenaires et consultations en cours, consultez le site web de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la rubrique dédiée « Opportunités européennes« .

Une autre option, abonnez vous à une lettre d’information bimensuelle sur l’actualité européenne L’Europe en bref proposée par la Délégation de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à Bruxelles et retrouvez une sélection des opportunités européennes dans cette newsletter. Ce rendez-vous bimensuel fait le tour de l’actualité de l’Union européenne, pour mieux connaître l’Europe et ses enjeux, les grandes décisions des institutions, etc.

Alain REGUILLON quitte la présidence de la Maison des Européens Lyon

Il y a 25 ans, je m’engageais à la Maison de l’Europe de Lyon, y exerçant la fonction de vice-président durant quelques années auprès de Jacques FAYETTE qui en était le Président.

En 1997, une majorité du conseil d’administration refusait de porter le label « Info-point-Europe », devenu depuis 2005 « Europe Direct », que venait de créer la Commission européenne. Je soutenais alors l’initiative d’Anne-Elisabeth DUTERTRE, qui travaillait sur un contrat d’emploi aidé à la Maison de l’Europe, laquelle souhaitait créer et animer ce label à Lyon. L’association Europe Info était créée en novembre 1997 et le label devenait effectif en février 1998. En 2000, je devenais président de cette nouvelle association succédant à Alain TESTON.

A partir de 2004, j’entreprenais une tentative de rapprochement entre Europe Info et la Maison de l’Europe de Lyon, tentative sans succès. En 2009, pour des raisons professionnelles, je cédais la présidence d’Europe Info à Michel MORIN, administrateur de la Maison de l’Europe. Un an plus tard, celle-ci changeait de président, Nicolas KOUZOUPIS exerçant cette fonction.

Les conditions étaient désormais réunies pour engager le rapprochement tant désiré par beaucoup.

Michel et Nicolas s’attelèrent à cette tâche et en juillet 2011, la fusion était consommée en accord avec les partenaires financiers, dont la Commission européenne, la nouvelle Maison de l’Europe et des Européens reprenant le label Europe direct. En février 2013, je succédais à Michel à la présidence de ce qui est aujourd’hui la Maison des Européens Lyon.

Jusqu’en 2015, cette « Maison » avait une dimension régionale qui justifiait le soutien financier du Conseil régional. Fort d’une situation financière qui le permettait, nous répondions en 2014 à un appel à propositions de la Commission européenne pour gérer un second label en Drôme-Ardèche. Cette démarche était faite avec le Club Europe Sud-Rhône-Alpes que présidaient Michèle RIVASI, députée européenne et Joël ROQUE, président de la chambre de commerce de la Drôme. Depuis, ce Club est devenu la Maison de l’Europe Drôme-Ardèche. A la même époque, j’apportais mon concours à la création de la Maison de l’Europe et des Européens de l’Ain.

En 2019, nos actions n’étant plus régionales, le soutien de la Région nous faisait défaut. Dés lors, il devenait plus compliqué de disposer d’un budget pouvant supporter deux labels. Ceci étant, malgré les difficultés, j’ai toujours trouvé les financements utiles à la vie de ce label, et il en sera ainsi jusque fin 2020.

Depuis, la Région soutient financièrement l’Union régionale des acteurs locaux de l’Europe (URALE) dont notre Maison est l’un des membres fondateurs.

La tendance qui se dessine depuis plusieurs mois au sein du Conseil d’administration est de recentrer nos activités  sur le territoire métropolitain de Lyon. C’est une stratégie que je ne partage pas, et qui, je l’espère, pourra encore évoluer pour nous conserver une dimension pluri-départementale.

Au-delà de cet aspect qui ne répond plus à la stratégie régionale, voire pluri-départementale que j’ai portée et considérant des problèmes de santé qui m’obligent à réduire mes engagements, j’ai décidé d’interrompre mon mandat avant son terme qui était fixé en mars 2020, date de notre prochaine assemblée générale.

25 ans d’engagement dans notre Maison et 15 ans de présidence cumulée, dont 7 ans à la tête de la Maison des Européens Lyon me semblent un temps suffisant pour comprendre mon retrait.

Quelques pistes de travail

La période est d’autant plus propice qu’il nous faut préparer l’avenir et que cela doit être l’affaire de celles et ceux qui assureront la suite. C’est bien un projet d’avenir qu’il faut élaborer pour que la prochaine Assemblée Générale puisse se prononcer et ainsi définir ce que sera la cadre d’actions de la Maison des Européens Lyon.

C’est le rôle de tous les administrateurs d’élaborer un tel projet, car c’est du projet que découlera le mode d’organisation de la Maison. Les adhérents qui le souhaitent doivent être associés à cette réflexion.

Il faut prendre en compte également le renouvellement des labels Europe Direct qui interviendra en avril 2020. Pourquoi demander son renouvellement ? Sur quel territoire ? Et comment articuler l’action de la Maison des Européens avec celles d’autres partenaires, dont la Fédération française des Maisons de l’Europe et l’Union régionale des acteurs locaux de l’Europe ?

Ce sont quelques pistes de travail que je vous livre et qu’il vous appartient de vous approprier ou pas !

Je me permets aussi d’insister sur un aspect plus politique. Se recentrer sur une collectivité et dépendre majoritairement de ses financements, c’est prendre le risque que celle-ci impose un jour ses propres orientations, faisant de notre association un outil à son service. Cela est d’autant plus sensible en cette période que les élections qui se profilent à l’horizon du mois de mars n’ont jamais été aussi incertaines quant à l’émergence d’une majorité claire. Le risque existe de voir des majorités différentes s’installer l’une à l’Hôtel de ville, l’autre à l’hôtel de Métropole. Quid alors des soutiens financiers coordonnés qui nous sont aujourd’hui accordés et de la bonne intelligence d’actions qui en découlent ?

Cette dimension devrait-être prise en compte dans vos débats, car elle me semble importante.

Assurer l’avenir à court terme

Considérant qu’une assemblée générale se tiendra en mars 2020, il n’a pas paru souhaitable au conseil d’administration de procéder à l’élection d’un.e nouveau/nouvelle président.e.

J’ai donc décidé, conformément à la loi de 1901 sur les associations, de donner un pouvoir de délégation à partir du  1er décembre 2019 au trésorier de la Maison des européens car les prochains documents  à signer seront ceux relatifs aux financements. Philippe SABOT assurera donc la fonction de représentant légal de l’association jusqu’à l’élection d’un nouveau Bureau. A charge pour le CA de s’organiser pour gérer l’association durant ces 3 prochains mois et préparer l’assemblée générale de mars 2020.

Remerciements

Je terminerai en disant le plaisir que j’ai eu à diriger cette association et à travailler avec les nombreux administrateurs que j’ai rencontrés sous mes diverses présidences. J’ai une pensée particulière pour le personnel et je remercie très sincèrement, Marjolaine, Anna et Monika de leur fidélité et de la qualité de leur engagement qui va bien au-delà des aspects professionnels, ayant montré aussi qu’elles sont des militantes européennes. Je n’oublie pas d’autres salariés avec qui j’ai travaillé depuis 1998, ni les nombreux services civiques et stagiaires sans qui nous aurions beaucoup de mal à conduire toutes les actions qui sont les nôtres.

Une page se tourne ; à vous d’écrire les prochaines !

Lyon, le 26 novembre  2019
Alain REGUILLON

Actualité européenne du mois de décembre 2019

Vous pouvez désormais trouver sur notre site web la lettre d’actualité européenne du mois de décembre 2019. Celle-ci est complétée par un supplément qui présente dans le détail les nouveaux membres de la Commission européenne qui a pris ses fonctions le 1er décembre.

Vous découvrirez aussi une nouvelle signature qui vient compléter les articles écrits par Alain REGUILLON, Président de l’Union régionale des acteurs locaux de l’Europe, et Alain MALEGARIE, Ancien directeur de l’Institut de l’Euro, Membre du réseau des conférenciers Team Europe, celle de Noémie BOUNSAVATHA, Adhérente de la Maison des Européens Lyon et Membre des Jeunes Européens-Lyon.

Le comité de rédaction de la lettre d’actualité européenne vous donne rendez-vous à nouveau dès février 2020.

* “La lettre mensuelle d’actualité européenne” est une publication de “Carnet d’Europe” éditée par Presse fédéraliste. Vous pouvez trouver ces lettres d’actualité européenne sur notre site web : cliquez sur le bouton Décoder l’Europe -> Rubrique L’actualité européenne.

D’HORIZON 2020 à HORIZON EUROPE

Pour soutenir la recherche et l’innovation, l’Union Européenne a financé pour la période 2014-2020 une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive autour de 3 domaines :

  • L’excellence scientifique : élever le niveau d’excellence scientifique et rendre l’Europe attrayante pour les meilleurs chercheurs du monde.
  • La primauté industrielle : investir sur les technologies industrielles clés pour la compétitivité des entreprises européennes.
  • Les défis sociétaux : répondre aux grands défis sociétaux par une articulation entre les programmations nationales et européennes.

A partir du 1er janvier 2021, le programme Horizon Europe prendra le relai du programme Horizon 2020 pour financer la recherche et l’innovation sur la période 2021 à 2027 pour :

  • Lutter contre le changement climatique
  • Aider à réaliser les objectifs de développement durable
  • Renforce la compétitivité et la croissance de l’Union.

Horizon EUROPE avec un budget de 100 milliards d’Euros est le plus gros programme jamais lancé dans le domaine de le recherche et de l’innovation dont 25, 8 Md€ pour Sciences d’excellence  (Conseil Européen de la recherche – Actions Marie Curie – Infrastructure de recherche). 52,7 Md€ pour Problématiques mondiales et compétitivité industrielle européenne (avec des pôles sur la santé – la culture, créativité et société inclusive – sécurité civile pour la société – numérique, industrie et espaces – climat, énergie et mobilité – alimentation , bioéconomie, ressources naturelles, agriculture et environnement).et 13,5 Md€ pour Europe plus innovante (Conseil européen de l’innovation – Ecosystèmes européens d’innovation- Institut européen d’innovation et de technologies) et 4,6Md€ pour une mission R&I transverses visant à renforcer le lien entre la recherche et l’innovation de l’Union, la société et les besoins des citoyens avec une forte visibilité et un impact considérable

Le Conseil Européen de l’Innovation vise à soutenir des innovations radicales et disruptives mais qui sont trop risquées pour des investisseurs privés.

Pour plus d’informations sur www.horizon2020.gouv.fr et Enterprise Europe Network.

* La note préparé par Christian JUYAUX, Conseiller CFDT au CESER Auvergne Rhône Alpes, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon.

Déclaration européenne des droits de la planète : 310 enfants présentent leur texte au Parlement européen

310 enfants scolarisés à travers une dizaine de pays européens (Allemagne, Croatie, Espagne, Finlande, France, Italie, Pologne, Portugal, République Tchèque, Suède) édifient ensemble la première déclaration européenne des droits de la planète. Le texte est présenté le 27 novembre 2019 au Président David Sassoli et aux députés du Parlement européen réunis à Strasbourg.

Ces enfants de 10 à 16 ans sont encadrés par une trentaine d’enseignants issus de toute l’Union européenne et travaillent depuis plus de 9 mois à édifier ensemble la première déclaration européenne des droits de la planète poursuivant un même objectif : éveiller les consciences en proposant un texte de référence porté par la jeunesse européenne.

Le texte de cette déclaration bénéficie de l’accompagnement de Yann Aguila, avocat à la Cour et co-rédacteur du pacte mondial pour l’environnement. Il comporte 18 articles s’articulant autour de 10 thématiques réparties par pays :
• Agriculture et énergie : Suède
• Alimentation et 0 déchets : Italie
• Alimentation et pollution : Finlande
• Energie, déchet et alimentation : Allemagne
• Énergie fossile et forêt : Pologne
• Peuples premiers et impacts de la technologie : France (métropole, Guyane, La Réunion)
• Pollution des océans : Portugal
• Pollution lumineuse et biodiversité : Croatie
• Pollution plastique et déchets : Espagne
• Protection des océans : Polynésie française

Pour Baudouin BAUDRU, Chef de la Représentation de la Commission européenne en France « ce projet c’est un véritable exemple de ce que l’Europe est et doit continuer d’être : la rencontre d’européens de plusieurs pays qui réfléchissent ensemble à construire des solutions pour un avenir meilleur ». C’est donc naturellement que la Commission européenne a soutenu et accompagné cette initiative française sans précédent, l’aidant à se muer en une véritable aventure européenne en mettant notamment en lien les différentes écoles et acteurs institutionnels européens participant au projet.

Une délégation de 60 élèves accompagne le 27 novembre 2019 la présentation du texte au Parlement européen : une étape décisive pour la consécration de leur travail collectif dont l’objectif est de demander la ratification du texte par les pays concernés.

Consultez le site internet de la déclaration européenne des droits de la planète et du vivant.

Pour en savoir plus sur l’initiative. Ce projet est initié par le Lobby de Poissy, une junior association créée en 2018. Au départ ils sont une dizaine d’élèves de l’école Montaigne à Poissy, sensibilisés à l’écologie en CM2 par leur enseignante Anaïs Willocq. Leur engagement environnemental se poursuit via le Lobby une fois au collège. La rencontre avec le scientifique Hubert Reeves joue alors un rôle clé auprès des élèves. Encadrés par leur enseignante mais aussi suivis et aidés depuis le CM2 par Elsa Da Costa-Grangier, réalisatrice et productrice de documentaires, les enfants ont lancé ce projet de déclaration. La documentariste a notamment suivi la genèse de cet engagement citoyen pour France TV Education.

*Les informations préparées par la Représentation en France de la Commission européenne.

LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE N°3 : décembre 2019

GREEN DEAL (LE PACTE VERT DE L’EUROPE) : UNE UNION EUROPÉENNE PLUS AMBITIEUSE POUR LE CLIMAT !

Le 11 décembre 2019 la nouvelle président de la Commission Européenne Mme Ursula Von der LEYEN a présenté devant les députés européens les mesures de son programme écologique. Il s’agit « d’une nouvelle stratégie de croissance permettant de réduire les émissions de C02 tout en créant des emplois » ! l’Objectif est une réduction plus importante des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et la neutralité carbone d’ici 2050. Pour cela la stratégie industrielle doit permettre aux entreprises d’innover et de développer de nouvelles technologies pour des nouveaux marchés.

Dans le même temps le parlement européen a déclaré « l’état d’urgence climatique et environnementale » en appelant des actions immédiates et ambitieuses qui doivent « s’accompagner de mesures sociales et fortes destinées à garantir une transition juste et équitable favorable à la création d’emplois » et garantissant « un niveau élevé de protection sociale et l’accès à des emplois et à une formation de bonne qualité ».

En matière sociale la nouvelle Commission s’est donné 2 priorités à mettre en œuvre dans les 100 jours :

  1. Présenter des propositions « en vue de l’instauration de mesures contraignantes en matière de transparence des rémunérations » afin de réduire les inégalités de salaire entre les femmes et les hommes.
  2. Préparer un « instrument juridique destiné à faire en sorte que chaque travailleur au sein de l’UE bénéficie d’un salaire minimum équitable » qui permet d’ « assurer un niveau de vie décent ».

L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (OIT) A 100 ANS.

Créée en 1919, l’OIT, organisation mondiale dont le siège est à Genève, a comme objectif de développer « la coopération entre tous les Etats dans le monde pour offrir des conditions de travail similaires aux travailleurs des pays en concurrence pour les mêmes marchés » par l’organisation de débats entre les Etats, les patronats et les syndicats afin d’améliorer les conditions d’emploi, de travail et de vie des travailleurs par des conventions votées qui sont reprises ensuite dans les législations des pays lorsqu’ils les ont ratifiées. Les principales conventions de l’OIT sont :

  • Déclaration relative aux droits fondamentaux au travail dont la liberté d’association et la reconnaissance effective du droit de négociation collective, l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire, l’abolition effective du travail des enfants et l’élimination de la discrimination dans l’emploi et la profession.
  • La Convention N°29 de 1930 sur le travail forcé
  • La Convention N°87 de 1948 sur la liberté syndicale et le droit d’organisation
  • La Convention N° 98 de 1949 sur le droit de négociation collective
  • La Convention N° 100 de 1951 sur l’égalité de rémunération
  • La Convention N° 105 de 1957 sur l’abolition du travail forcé
  • La Convention N° 111 de 1958 concernant la discrimination (emploi et profession)
  • La Convention N° 138 de 1973sur l’âge minimum pour travailler
  • La Convention N° 182 de 1999 sur les pires formes de travail des enfants
  • La Convention N° 190 de 2019 sur la violence et le harcèlement au travail.

L’UNION EUROPÉENNE AIDE LES PLUS DÉMUNIS

Depuis 2014, les organisations d’aides humanitaires bénéficient des financements du Fonds Européen d’aide au plus démunis qui a versé à ce jour plus de 3,8 milliards d’euros en cofinançant à 85% avec l’Etat membre pour l’assistance matérielle (denrées alimentaires, vêtements, chaussures, produits d’hygiène) et les actions contribuant à l’inclusion sociale : services de conseil et d’assistance visant à aider les personnes à sortir de la pauvreté

La France a choisi d’utiliser le FEAD pour financer l’achat, le transport, le stockage et la distribution de denrées alimentaires. Une organisation intermédiaire est chargée de l’achat des denrées qui sont ensuite livrées à des organisations partenaires habilitées au niveau national. Les quatre organisations partenaires habilitées par la France sont la Fédération Française des Banques Alimentaires, la Croix-Rouge Française, Les Restos du Cœur et le Secours Populaire Français. Pour la période 2021-2027, l’aide au plus démunis sera intégrée au Fonds Social Européen (FSE).

Lyon, le 29 décembre 2019
Article proposé par Christian JUYAUX, Président de RISE, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon. Le contenu de cet article n’engage que l’auteur.

Forum « Jeunesse en mouvement » à Valence (5e édition)

Vous souhaitez partir et vivre une expérience à l’international ? Vous voulez construire un projet individuel ou collectif, ici ou ailleurs en Europe et dans le monde ? Rendez-vous à la 5ème édition du Forum Jeunesse en Mouvement le vendredi 6 décembre 2019 à Valence pour découvrir toutes les opportunités. Une journée et deux lieux pour trouver toutes les toutes les infos pour vous accompagner dans votre envie de mobilité et vos projets : échanges et conseils avec des jeunes et des professionnels.

De 10h à 17h au Pavillon des Congrès du Parc Des Expositions De Valence (16 avenue Georges Clemenceau, 26000 VALENCE) tous les stands sur 4 pôles d’information :
• « Je commence par …» : Toute l’info pour bien préparer son projet de mobilité (bourses, logement, couverture santé à l’étranger, vie pratique, métiers)
• « Partir autrement… » : Programmes de volontariat, coopération et solidarité internationale, chantiers de bénévoles, échanges internationaux, jumelages, séjours au pair, bourses pour les projets de jeunes
• « Je suis élève ou étudiant…» : Stages scolaire et études à l’étranger
• «Je suis en recherche d’emploi…» : Emplois et stages professionnels à l’étranger

Mais aussi...
• Le bar d’Artisans du Monde pour voyager avec leurs délicieux produits issus du commerce équitable.
• Un plateau radio animé par Radio BLV et Déclic Radio pour découvrir les témoignages de ceux qui ont déjà «sauté le pas», direct de 10h à 12h, animations l’après-midi.

De 18h à 22h30 au LUX Scène nationale de Valence (36 boulevard Général de Gaulle, 26000 VALENCE) la journée “Jeunesse en Mouvement” continue au LUX avec des stands d’information sur la mobilité et les projets de jeunes, la Cérémonie de remise des prix des projets de jeunes ayant bénéficié d’un financement de la CAF de la Drôme et la projection du grand classique de Cédric Klapisch L’auberge espagnole (places de ciné gratuites pour les –de 30 ans, inscriptions sur https://forms.gle/QtckSMi4nrZddFkh6)

Suivez cet événement sur le Facebook également.

Possibilité d’accueillir des groupes, inscriptions auprès de :
Anna Gasquet : europedirect2607@mde-lyon.eu / 06 99 61 26 07
Saliha Djerboua : pij@valenceromansagglo.fr / 07 61 59 78 51

LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE N° 1 : octobre 2019

L’EUROPE SOCIALE EXISTE, MAIS ELLE DOIT ETRE AMÉLIORÉE

Depuis l’Acte unique européen de 1986 jusqu’au sommet de Göteborg en 2017 instaurant le socle européen des droits sociaux, de nombreuses directives européenne ont accordé aux travailleurs et aux citoyens de tous les pays de l’Union Européenne des  droits nouveaux sur la santé et la sécurité au travail (protection contre les agents chimiques, biologiques et les radiations) sur le temps de travail (48h hebdo maximum et 11h de repos entre 2 jours de travail), sur l’équivalence des diplômes  (pour faciliter la liberté de circulation des travailleurs), mais aussi  la création des Comités d’Entreprises Européens seule instance transnationale de  dialogue social dans les entreprises multinationales et depuis 2014 la garantie jeunes qui aide à l’insertion des jeunes  les plus éloignés de l’emploi (ni étudiant, ni employé, ni stagiaire.

Sur proposition de Jean Claude JUNKER Président de la Commission et après le vote du parlement européen et avis du Comité Economique et Sociale Européen l’ensemble des premiers ministres et chefs de gouvernements des 28 pays de l’U.E. se sont engagés dans le socle européen des droits sociaux qui comprend 20 principes répartis dans 3 grands volets sur l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables, la protection et l’insertions sociales. Dés juin 2019 plusieurs directives sont adoptées par le Conseil Emploi et affaires sociales  de l’Union Européenne sur les conditions de travail transparentes et prévisibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et des aidants ainsi que le règlement mettant en place l’Autorité Européen du Travail (ELA) dont le siège est prévu à Bratislava et qui doit débuter son action dés octobre 2019.

Le futur commissaire en charge de l’emploi Nicolas SCHMIT (ancien ministre du Travail Luxembourgeois), lors de son audition devant le Parlement a annoncé ses principaux chantiers :

  1. Un plan d’action pour poursuivre la mise eu œuvre du Socle européens des droits sociaux an niveau de l’UE et de chaque pays via des instruments législatifs
  2. Un renforcement de la garantie jeunesse pour que les jeunes ne sen retrouvent pas sans emploi et sans formation, six mois après leur sortie du système scolaire.
  3. La création d’une « garantie enfance » pour lutter contre la pauvreté qui touche les enfants dans l’Union Européenne.
  4. La mise en place d’un système de réassurance européen pour les régimes d’assurance chômage nationaux.
  5. L’instauration d’un salaire minimum européen pour garantir un niveau de vie décent aux travailleurs.
  6. Une réflexion sur la création d’un compte individuel de formation.
  7. Le développement du dialogue social et de la négociation collective à tous les niveaux de l’Union Européenne.
  8. Une réflexion sur un revenu minimum pour que chaque personne puisse disposer d’un niveau de vie décent.
  9. Une meilleur protection sociale et de meilleurs conditions de travail pour les salariés du numérique.
  10.  Une analyse sur les différences de niveau de cotisations entre les systèmes nationaux de sécurité sociale.

L’ASSURANCE–CHOMAGE EN EUROPE :

  • En France à partir du 1er novembre 2019, les règles de l’assurance –chômage changent pour les demandeurs d’emploi, il faudra avoir travaillé 6 mois sur 24 au lieu de 4 mois sur 28 auparavant pour ouvrir les doit au chômage avec la mise en place d’une dégressivité des indemnités à partir de 7 mois de chômage. Durée d’indemnisation : de 6 mois à 24 ou 36 mois maximum selon l’âge. Montant de l’indemnisation : 57% du salaire journalier de référence. Cotisations : 4,5% de la masse salariale.
  • En Allemagne : 6mois indemnisés pour année travaillée. Pour ouvrir les droits au chômage il faut avoir travaillé un an sur les 2 dernières années. Montant de l’indemnisation de 60 à 67% du salaire de référence selon les enfants à charge. Durée de l’indemnisation de 6 mois minimum et ensuite en fonction de la durée travaillée jusqu’à 24 mois maximum. Cotisations : 2,5% répartis à part égale entre employeurs et salariés.
  • Au Pays Bas il faut avoir travaillé 6 mois sur 9 pour percevoir 3 mois minimum d’indemnisation chômage. Pour une allocation plus longue, il faut 208 heures de rémunération par an pendant les 4 des 5 dernières années. Le montant des indemnisations sont 75% du salaire de référence plafonné à 3 495€ puis avec une dégressivité tous les 2 mois. Cotisations : 3,6% de la masse salariale payé par les employeurs.
  • En Espagne : durée d’indemnisation : de 4 mois à 2 ans maximum. Montant de l’indemnisation : 70% puis 50% du salaire de référence à compter du 7é mois. Cotisations : 5,5% payé par l’employeur et 1,55% par les salariés.
  • En Italie : Pour bénéficier de l’assurance chômage il faut avoir contribué 13 semaines au cours des 4 dernières années et justifié 30 jours de travail effectif sur les 12 derniers mois. L’allocation est versée pendant une durée équivalente à la moitié de celle cotisée. Montant de l’indemnisation : 75% du salaire de référence réduit de 3% chaque mois. Cotisations : 1,41% de la masse salariale payée par les employeurs avec une sur cotisation pour les Contrats à Durée Déterminée

Chaque mois la LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE vous informera sur les mises eu œuvre de l’Europe Sociale tant au plan européen que dans les différents pays  ainsi que les branches professionnelles et dans les entreprises multinationales.

Lyon, le 2 octobre 2019
Article proposé par Christian JUYAUX, Président de RISE, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon. Le contenu de cet article n’engage que l’auteur.

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