Mois : février 2020

LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE N°4 : février 2020

LES SALAIRES MINIMUMS DANS LES PAYS DE L’UNION EUROPÉENNE

Dans 22 des 27 états de l’Union Européenne un salaire minimum est fixé par voie législative à l’exception du Danemark, de l’Italie, Chypre, l’Autriche, la Finlande et la Suède. Celui-ci varie de 286€ en Bulgarie à 2 071€ au Luxembourg.

Les pays où le salaire minimum national est inférieur à 500€ par mois : La Bulgarie, La Lettonie, La Roumanie, et la Hongrie. De 286€ en Bulgarie à 464€ en Hongrie

Les pays où le salaire minimum national est de plus de 500€ mais inférieurs à 1000€ par mois : La Croatie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, l’Estonie, la Lituanie, la Grèce, le Portugal, Malte et la Slovénie. De 506€ en Croatie à 887€ en Slovénie.

Les pays où le salaire minimum national atteint au moins 1 000€ : L’Espagne, la France, l’Allemagne, La Belgique, Les Pays Bas, l’Irlande et le Luxembourg. De 1 050€ en Espagne à 2071 au Luxembourg

En 10 ans de 2009 à 2019, le salaire minimum a augmenté dans tous les pays sauf en Grèce où il a baissé de 16%.

% de travailleurs payés au salaire minimum par pays (salariés à temps plein âgés de 21 ans et plus, travaillant dans des entreprises de plus de 10 salariés hors administration publique) : Slovénie (19,1%), La Roumanie (15,7%), Le Portugal (13%), La Pologne (11,7%), La Bulgarie (8,8%), La France (8,4%), La Lituanie (8,1%), La Lettonie (7,9%), La Grèce (7,1%), La Croatie (7,1%). La Belgique a enregistré la proportion la plus faible de travailleurs au salaire minimum (O,4%) et les 10 autres Etats membres se situent en L’Espagne (1%) au Luxembourg (5,8%).                            

LE CESE* ET L’INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE

L’initiative citoyenne européenne (ICE) permet depuis le Traité de Lisbonne de 2012 aux citoyens des pays de l’Union Européenne de proposer par voie pétitionnaire des changements juridiques dans les domaines qui relèvent de la compétence de la Commission Européenne. Pour cela 7 citoyens résidant dans 7 Etats membres différents peuvent lancer l’initiative d’ICE et lorsqu’ ils ont recueilli sur une année 1 million de signatures (avec des minimas pour chaque pays) la Commission est dans l’obligation légale de débattre des propositions de l’ICE pour donner une position officielle sur les suites à donner….

Alors que la convention citoyenne sur le climat est en plein débat en France et que les citoyens souhaitent s’engager plus directement dans les décisions publiques, le CESE* suit tous les développements dans ces domaines et propose d’échanger dans une « Journée de l’initiative citoyenne européenne » sur les expériences menées dans les différents pays et de gérer l’impact de ces campagnes citoyennes sur les actions de l’Union Européenne.

*le CESE : Comité Economique et Social Européen regroupe 326 membres élus pour 5 ans représentant la société civile organisée (Patronats, syndicats et diversité en Europe) pour en savoir plus https://www.eesc.europa.eu/fr/about:

QUELLES CONSEQUENCES DU BREXIT SUR LES COMITÉS D’ENTREPRISES EUROPÉEN ?

Même si le Royaume Uni a quitté l’Union Européenne, jusqu’à fin 2020 dans la période de transition toutes les règles et législations britanniques et européennes existantes continuent de s’appliquer.

 Dès 2021 sauf accord contraire, le Royaume Uni ne sera plus couvert par les directives de l’Union Européenne dont celles sur les CE Européens. Ainsi les travailleurs britanniques ne seront plus pris en compte pour la création d’un CE Européens et ils ne pourront participer à cette instance transnationale de représentation du personnel sauf sur base volontaire.

C’est pourquoi Le TUC (Trade Union Congress) des syndicats britanniques, la CES (Confédération Européenne des Syndicats) et les fédérations syndicales internationales demandent que tous les CE Européens modifient leurs règles afin que les travailleurs britanniques continuent d’être couverts par leurs accords.

Lyon, le 23 février 2020
Article proposé par Christian JUYAUX, Président de RISE, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon. Le contenu de cet article n’engage que l’auteur.

Actualité sociale de l’Union européenne : février 2020

TRAVAIL DES MIGRANTS EN EUROPE*

Depuis 1992, les traités communautaires introduisent la notion de citoyenneté de l’Union Européenne réservée aux membres des Etats possédant la nationalité d’un pays européen. Cette condition a pour effet de limiter les droits des 22 millions de migrants légaux (4% de la population européenne) et de précariser les migrants « sans papier ».

C’est dans les secteurs les plus dangereux pour la santé et les moins bien rémunérés : du bâtiment, des services aux personnes et de l’hôtellerie -restauration qu’ils trouvent à s’embaucher dans des emplois sous qualifiés du fait de la discrimination sur le marché du travail.

De plus en plus d’Européens font appel à des travailleuses domestiques dont beaucoup sont issues de l’immigration pour les aider dans les tâches ordinaires de la vie quotidienne. Peu bénéficient de conditions de travail décentes leur permettant de vivre dignement. Le bien être d’une part grandissante d’européens peut-il se réaliser aux dépens de populations, le plus souvent invisible, méconnue du grand public et oubliée de nos décideurs politiques ?

En agriculture et dans l’hôtellerie-tourisme les besoins en main d’œuvre saisonnière font que beaucoup de travailleurs saisonniers migrants viennent chaque saison occuper les emplois les plus précarisés. Des entreprises comme le Club Med a négocié des accords sociaux avec les syndicats européens et internationaux sur les droits fondamentaux au travail et les conditions de la mobilité transnationale. Mais dans la multitude de petites entreprises touristiques et dans les tâches agricoles quelles conditions de travail et de logement leur sont réservées ?

Dans les emplois à domicile, les travailleuses migrantes travaillent souvent sans être déclarées dans des domiciles privés, bien souvent en échange du gite et du couvert. Sans formation particulière, elles prennent soin de personnes dépendantes et malades et doivent affronter seules de fortes exigences émotionnelles. Face aux abus les plus brutaux, les travailleuses migrantes des services domestiques commencent à se regrouper pour se soutenir mutuellement.    

Les migrants constituent une partie intégrante du monde du travail en Europe et les syndicats font des efforts pour les organiser.  Ainsi la CSC (Syndicat chrétien belge) propose non seulement un soutien aux migrants sans papier, mais aussi une affiliation. Au Royaume Uni les syndicats affilient les travailleurs marginalisés sur le marché de l’emploi mais un des principaux dilemmes aux quels ils sont confrontés est de savoir si les travailleurs étrangers doivent bénéficier d’un traitement égal ou spécifique. En Pologne un syndicat intersectoriel pour les travailleurs Ukrainiens a vu le jour. En Italie la fédération de l’agro-alimentaire CGIL (Confédération Générale Italienne des Travailleurs) part sur les routes pour rencontrer les travailleurs migrants de l’agriculture souvent en provenance d’Afrique ou des pays d’Europe de l’Est.

Le statut d’étranger dans les différents pays de l’Union Européenne avec la limitation des droits sociaux qu’il implique et dans le même temps la montée de la xénophobie attisée par les formations nationalistes et d’extrême droite dégradent les conditions de logement et de santé des migrants et parfois brisent des vies humaines.

*D’après Hes Mag*20 «  Travail des migrants dans la forteresse Europe » Le magazine de l’Institut Syndical Européen (ETUI) 2e semestre 2019

Lyon, le 8 février 2020
Article proposé par Christian JUYAUX, Président de RISE, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon. Le contenu de cet article n’engage que l’auteur.

Recherchons jeunes ardéchois pour la Rencontre des jeunes européens (EYE2020) à Strasbourg les 29 et 30 mai 2020

Êtes-vous au courant ? La quatrième édition de la Rencontre des jeunes européens (EYE2020) aura lieu au siège du Parlement européen, à Strasbourg, les 29 et 30 mai 2020. À cette occasion, le Parlement européen accueillera plus de 8,000 jeunes âgés entre 16 et 30 ans venant de toute l’Union européenne ou d’autres pays européens.

Le Parlement européen offre de nouveau l’opportunité aux jeunes européens de faire entendre leurs voix et d’apporter des idées novatrices pour l’avenir de l’Europe. Les participants auront la possibilité de discuter de celles-ci avec des décideurs européens et des personnalités impliquées sur la scène européenne.

Inscrivez-vous vite pour participer avec un groupe de jeunes ardéchois à ce grand rendez-vous qui a lieu tous les deux ans et réunit des jeunes de toute l’Union Européenne ! LEADER Ardèche (programme rural en Ardéche cofinancé par l’Union Européenne) recherche de jeunes ardéchois intéressés à participer à cette Rencontre des Jeunes Européens (#EYE2020). 

GRATUIT ! LEADER Ardèche prend en charge les frais de transport, d’hébergement et de repas des participants. Attention : les inscriptions jusqu’au 23 février!

Pour plus d’informations : Gabriel PIC, coordinateur « Jeunesse – Changement de pratiques » du programme européen LEADER Ardèche³ : changement@ardeche3.fr / 06.26.79.43.54. 

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