Mois : mars 2020

Déclaration de l’URALE : 75 anniversaire du 8 mai 1945 et 70e anniversaire de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950

La période de crise sanitaire que nous connaissons oblige à déterminer des priorités qui vont occulter nombre de manifestations dont les commémoration traditionnelles du 8 et du 9 mai. L’Union régionale des acteurs locaux de l’Europe en Auvergne-Rhône-Alpes (URALE) qui regroupe 12 associations européennes, dont la Maison des Européens Lyon, entend cependant souligner l’importance des deux anniversaires que constituent, 75 ans après, la fin de la seconde guerre mondiale et, 70 ans après, la Déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950. Fin d’un conflit et appel à la réconciliation, voilà deux anniversaires qui se conjuguent dans une même espérance : celle d’un monde en paix et fraternel. Cela prend davantage de sens aujourd’hui avec la crise sanitaire mondiale que nous traversons.

Dans cet esprit, les associations membres de l’URALE ont adopté une déclaration que vous trouverez ci-dessous. A quelques jours de la fin annoncée du confinement, montrons que le devoir de mémoire peut servir à un avenir meilleur, ce que devrait aussi nous enseigner cette crise sanitaire mondiale.

Alain REGUILLON
Président de l’URALE
Lyon le 30 avril 2020

#EuropeContreLeCovid19 : La réponse de l’UE face au Coronavirus

Apparu au mois de décembre 2019 dans la province d’Hubei, en Chine, le Covid-19 est aujourd’hui responsable d’une crise sanitaire mondiale. Réactions nationales, mesures européennes, conséquences mondiales : pour tout comprendre des enjeux de la pandémie de Covid-19, Toute l’Europe consacre un dossier spécial à cette crise sanitaire sans précédent.

Et quelles mesures l’Union européenne a-t-elle prises pour endiguer le coronavirus ?

Malgré des compétences limitées en matière de santé, l’Union européenne a pris des mesures décisives pour aider les Etats membres à faire face à l’épidémie de COVID19  sur le plan sanitaire, des frontières et économique, et qui sévit actuellement :

Pour en savoir plus sur la réponse de l’UE à l’épidémie de COVID-19 :
→ sur le site web de la Commission européenne :  https://europa.eu/!TV83Rt
La Présidente de la Commission, Ursula von der LEYEN, fait régulièrement des points sur la gestion de crise du coronavirus ; vous pouvez les trouver sur cette page https://bit.ly/2QEBcyP
→ sur le site web du Parlement européen : https://bit.ly/39iB2DI
→ sur le site web du Conseil de l’Union européenne : https://bit.ly/2QZHdGD

→ Sources d’informations mises à jour sur le Covid-19 dans l’UE/EEE et au Royaume-Uni : https://bit.ly/39blxNS
→ Consulter également les informations officielles à propos du COVID-19 et les instructions du gouvernement français.

COVID19 #rescEU #RestezChezVous

Actualité sociale de l’Union européenne : mars 2020

20 ANS DE POLITIQUES SOCIALES EUROPÉENNES

De la stratégie européenne pour l’emploi (SEE) prévue dans le traité d’Amsterdam de 1997 à la révision en 2005 des Méthodes Ouvertes de Coordination (MOC) les évolutions sont liées à l’élargissement de l’Union Européenne et à la majorité de gouvernements de droite en Europe.  Elles sont suivies de l’absence de politique sociale jusqu’à la crise économique et monétaire de 2008, puis dès 2010 ’une nouvelle gouvernance économique passe par une remise en cause des politiques sociales nationales dans une grande majorité des pays de l’UE. (Défaire le social national pour l’adapter aux contraintes de l’Union Economique et Monétaire). La nouvelle Commission Européenne présidée par Jean Claude JUNKER (2014 à 2019) tente de relancer la dimension sociale de la construction européenne par l’adoption en 2017 du Socle Européen des Droits Sociaux.

1)  Du traité d’Amsterdam aux méthodes ouvertes de coordination

Ce moment social (1997 à 2005) correspond à une majorité de gouvernements socialistes et sociaux-démocrates en Europe qui envisagent une approche sociale en termes de convergence sur les meilleures pratiques et non plus en termes d’harmonisation législative.

 Le Conseil européen de Lisbonne (2000) marque le développement en matière sociale des Méthodes Ouvertes de Coordination sur l’emploi, la pauvreté, les pensions, les soins de santé, l’éducation, la migration, etc…

La Méthode Ouverte de Coordination donne une nouvelle dimension sociale à l’Europe en mobilisant la diversité comme opportunité pour améliorer les pratiques et les standards nationaux et promouvoir l’interaction entre les différents niveaux (entreprise, régional, national et européen).

Dans le même temps la Charte des droits fondamentaux de l’UE proclamée en 2000 est intégrée dans le traité de Lisbonne en 2009. Deux directives sur la non-discrimination sont adoptées en 2000 avec des avancées dans le dialogue social européen par des accords autonomes (mis en œuvre par les partenaires sociaux nationaux) sur le télétravail, le stress et la violence au travail. En 2008 après plusieurs années de négociation la révision du règlement n°1408/71 sur la coordination des régimes de sécurité sociale et la libre circulation est étendue aux migrants non communautaires.

2)   De l’élargissement de l’UE à la crise économique et monétaire

A partir de 2005 jusqu’en 2015 c’est l’immobilisme avec une remise en cause des politiques sociales de l’Europe du fait de l’élargissement de l’UE vers les pays de l’Europe centrale et orientale, mais aussi des majorités de droite dans les gouvernements des pays européens et la remise en question des grands principes par la Cour de justice de l’Union Européenne.

Les 13 nouveaux Etats membres (sortant du système communiste) ne sont pas intéressés par des normes sociales européennes contrairement aux Espagnols et aux Portugais qui avaient vu dans le modèle social européen une source de modernisation après des années de dictature.

Les gouvernements conservateurs/libéraux/nationalistes sont au pouvoir dans la plupart des pays de l’UE et aux élections européennes de 2004 le Parti populaire Européen (PPE) obtient 36,6% des voix ainsi la Commission européenne est dirigée à partir de 2005 par José Manuel BARROSO un président issu de la droite.

Dès 2007 la Cour de Justice de l’UE (CJUE) remet en cause le principe d’égalité de traitement entre travailleurs nationaux et européens dans chaque pays dans les jugements Laval et Viking (2007) puis Riffert et Luxembourg (2008) en acceptant qu’il y ait une concurrence des normes sociales (salaires, temps de travail, conditions de travail, etc…) sur un même territoire. C’est aussi la proposition de directive en 2006 « sur la libre circulation des services » dite BOLKESTEIN. Si l’égalité de traitement concernait des migrations avec des installations réelles dans le pays d’accueil, depuis les années 80 les détachements temporaires pour effectuer un travail dans le’ cadre d’un contrat de service ou de sous-traitance se sont développés.

La crise économique et financière de 2008 invite à changer de paradigme du fait de la faillite du mode de gouvernance mais aussi du système économique et financier, de l’augmentation des inégalités et que la croissance du PIB ne fait plus croitre le bien-être collectif. De plus les travaux du Groupe des Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) remet en cause les modes de production, de transport et de consommation.

A partir de 2010 la crise financière se transforme en crise de la dette souveraine et pour éviter l’éclatement de la zone Euro, la Troïka formée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne (BCE) et du Fonds Monétaire International (FMI) impose ses décisions aux pays menacés de faillite (Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, Chypre). Ainsi une gouvernance peu démocratique se met en place sur les grands enjeux macro-économiques avec une absence de dimension sociale.

Les pays sous assistance financière de l’UE connaissent une régression sociale et une mise en cause des syndicats et des structures de négociations collectives car les salaires constituent la variable d’ajustement d’une union monétaire sans budget propre. Ainsi la dynamique sociale des Méthodes Ouvertes de Coordination sont remplacés par un discours sur la croissance, la compétitivité et la flexibilisation des salaires et  pour retarder l’âge de la pension (départ à la retraite).

Seul point positif, la garantie pour la jeunesse mise en place en 2013, vise à garantir l’offre d’un stage, d’une formation continue ou d’un travail après 6 mois de chômage des jeunes de moins de 25 ans.

3)  Un nouveau départ pour la dimension sociale de l’UE

Dès 2014 la nouvelle commission est marquée par le débat sur le Brexit voté par une courte majorité de Britanniques en juin 2016 qui est aussi le rejet d’une Europe non sociale et des règles de la libre circulation. Devant l’effondrement de la social-démocratie (PSE), l’effritement des conservateurs (PPE) et des partis anti-européens qui progressent, le président de la commission Jean Claude JUNCKER lance l’idée d’une Europe Sociale triple A pour montrer que l’ère de l’austérité de son prédécesseur est terminée.

Une des idées-clefs est que le social est un investissement si on poursuit des politiques préventives plutôt que réparatrices. Ainsi en novembre 2017 au sommet social de Göteborg est adopté le socle social européen rassemblant un ensemble de droits et de principes dans 20 domaines autour de 3 thèmes : l’égalité des chances, l’accès au marché du travail, des conditions de travail équitables. Par ailleurs les propositions de directives sur la conciliation de la vie familiale et de travail ou celle relative à des conditions de travail transparente et prévisibles, ainsi que le règlement instituant une Autorité Européenne de Travail et la recommandation relative à l’accès à la protection sociale, constituent des avancées sociales. De plus la directive modifiante celle sur le détachement des travailleurs est adoptée en juin 2018. Mais le refus de Business Europe (le patronat organisé au plan européen) de négocier les principales propositions de la Commission dans le cadre du socle des droit sociaux met un terme aux négociations entre partenaires sociaux.

Dans le cadre de la libre circulation et de son volet sur la mobilité de la main d’œuvre, la Commission propose plusieurs directives sur les travailleurs saisonniers et sur les travailleurs qualifiés (green card) mais aussi pour les salariés travaillant à l’intérieur des groupes multinationaux. La mobilité de la main d ‘œuvre est envisagée comme une des solutions à la crise de l’emploi, mais l’échec d’une politique européenne d’accueil des réfugiés et des migrants fracture l’Europe sur ces enjeux.

Conclusion

Après ces 20 années de politique sociale de l’Europe avec des hauts et des bas, le socle européen des droits sociaux peut-il devenir la structure intellectuelle et stratégique d’une nouvelle phase ascendante de la dimension sociale de l’UE. ?

Repenser le social en fonction des problématiques climatiques et digitales pourrait réduire les inégalités et permettre une juste transition, mais quelle coalition d’acteurs est décidée à porter un tel changement ?

Lyon, le 22 mars 2020
Article proposé par Christian JUYAUX, Président de RISE, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon. Le contenu de cet article n’engage que l’auteur.

*Résumé du Bilan social de l’Union européenne 1999-2009 une route longue et sinueuse de Philippe POCHET directeur de L’Institut Syndical Européen (ETUI) et de l’Observatoire Social Européen (OSE). Mars 2020

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Découvrez les actualités sociales européennes précédentes :

COVID-19 : Actions publiques sont annulées, l’accueil du public à la Maison des Européens Lyon est suspendu mais le service d’information continue !

Compte tenu des circonstances particulières liées au coronavirus (COVID-19) et à l’urgence suite aux annonces du Président de la République et du Premier Ministre, l’accueil du public à la Maison des Européens Lyon et ses Centres d’information Europe Direct (CIED) Lyon et Drôme Ardèche est suspendu jusqu’à nouvel ordre. Nous sommes dans l’obligation d’annuler ou reporter les événements et actions à destination du public ci-dessous, prévus dans les prochaines semaines :

• Participation du CIED Drôme Ardèche aux ateliers d’information « Jobs d’été » du mercredi 18 mars, mercredi 25 mars et mercredi 1 avril dans les médiathèques de l’Agglo Valence Romans ;
• Rencontre-débat « L’engagement : une affaire de femmes ? » prévue ce vendredi 20 mars à la MJC de Portes-lès-Valence ;
Assemblée générale de la Maison des Européens Lyon prévue le samedi 21 mars ;
• Séances d’information « Lundis des fonds européens » du lundi 23 mars et 6 avril ;
• Toutes les projections de films européens engagés dans le cadre du projet VOX POPULI ;
• Débat « Les 100 premiers jours de la Commission von der Leyen : état des lieux » prévu le 25 mars ;
• Colloque « Quelle place pour l’Union Européenne dans le monde ? » prévu le samedi 28 mars ;
• Toute la semaine d’échanges de jeunes « Notre Europe – Unser Europe » ;
Rencontre-débat sur l’actualité européenne prévue le 6 avril ;
• Participation du CIED Drôme Ardèche au marché de l’emploi 2020 de Valence prévu le jeudi 9 avril.

Nous continuons toutefois à assurer notre service d’information au public et nous sommes en télétravail, donc, n’hésitez pas à nous joindre par téléphone ou par mail :

• Pour toutes les questions à destination du Centre d’information Europe Direct Lyon, du lundi au vendredi au 06 48 55 79 90 (entre 9h et 12h) et contact@mde-lyon.eu / europedirect014269@mde-lyon.eu.
• Pour toutes les questions à destination du Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche au 06 99 61 26 07 et europedirect2607@mde-lyon.eu.
• Un service d’information générale sur l’Union européenne est à la disposition de tous les citoyens européens et reste aussi accessible : un service téléphonique gratuit : 00 800 6 7 8 9 10 11. C’est un numéro gratuit dans toute l’Europe, de 9h à 18h, dans toutes les langues officielles de l’UE.

Vous pouvez continuer à suivre l’actualité européenne sur notre site web et nos réseaux sociaux : Facebook (CIED Lyon) / Facebook (CIED Drôme Ardèche), Twitter (CIED Lyon) / Twitter (CIED Drôme Ardèche) et Instagram. Pour être tenu au courant des futur projets de la Maison des Européens Lyon, nous vous invitons vous inscrire à notre lettre d’information : https://bit.ly/2TYtjpL.

En souhaitant à tous du courage pour affronter ces prochaines semaines !
L’équipe de la Maison des Européens Lyon

Découvrez la lettre d’information de la MDEL : l’édition spéciale #coronavirus

Nous vous invitons à consulter le numéro spécial de lettre d’information de la Maison des Européens Lyon où vous trouverez, dans ce contexte particulier, l’édito de Bernard LAGACHE, notre secrétaire général, et les informations importantes sur nos activités, touchées par le coronavirus (COVID-19).

Vous souhaitez rester informés sur les actions futures de la Maison des Européens Lyon et ses Centres d’information Europe Direct Lyon et Drôme Ardèche ? Abonnez-vous à notre lettre d’information ici !

En souhaitant à tous du courage pour affronter ces prochaines semaines,
L’équipe de la MDEL

PARLEMENT EUROPÉEN : annulation ou report des évènements à destination des jeunes

L’épidémie de coronavirus COVID-19 s’étant étendue à différentes régions du monde, y compris l’Union européenne, elle constitue une menace pour la santé publique. Dans ce contexte, le Parlement européen a adopté des mesures de précaution et a décidé d’annuler ou de reporter différents évènements comme indiqué ci-dessous :

  • Les visites de l’hémicycle sont annulés avec effet immédiat pour trois semaines à compter du 3 mars 2020, ou jusqu’à nouvel ordre. Le Parlement européen espère pouvoir vous ouvrir ses portes à nouveau dans un avenir proche, et présente ses excuses pour les inconvénients causés par cette situation.
  • Les Journées « Portes Ouvertes » de 2020 sont annulées dans les trois lieux de travail du Parlement européen (Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg) ;
  • La Rencontre des Jeunes Européens (EYE, « the European Youth Event) est reportée à 2021 ;
  • Les visites du Parlement européen par des groupes de visiteurs parrainés par les députés européens sont suspendues jusqu’à fin juillet 2020 ;
  • Les journées Euroscola du premier semestre sont annulées. Nous ferons le maximum pour les reprogrammer lors du second semestre 2020 sans léser les prochaines futures écoles lauréates ;
  • Les cérémonies de remise de plaques « Ecole ambassadrice » n’auront pas lieu en mai, mais à l’automne.

La Banque Centrale Européenne au secours de l’Union Européenne !

Article proposé par Alain MALEGARIE, Ancien directeur de l’Institut de l’Euro, Membre du réseau des conférenciers Team Europe, Administrateur de la Maison des Européens Lyon.

C’est historique. Dans la nuit du 18 au 19 mars, la présidente de la BCE, Madame Christine Lagarde, aprésenté, en urgence, un programme de choc pour prévenir les difficultés économiques à venir après l’épidémie mondiale du Covid 19.

Elle n’a pas hésité à employer les grands moyens pour soutenir massivement les Etats membres de la zone euro touchés par le terrible virus. Intervenant préventivement, elle a annoncé le lancement d’un «programme de rachat d’urgence pandémique» de 750 milliards € afin de «contrer les effets désastreux de la crise du coronavirus sur l’économie et les marchés européens».

A situation extraordinaire, action extraordinaire a-t-elle précisé. Au-delà de cette aide providentielle, elle donne un signal fort aux marchés financiers du monde entier : la zone euro sera défendue, et la seconde monnaie mondiale aussi. Ce montant énorme (du jamais vu) est même supérieur à ce que la FED (la Banque centrale américaine) vient de débloquer aux Etats Unis, pris également dans les ravages de la crise sanitaire et virale. Les marchés financiers américains et asiatiques ont d’ailleurs, aussitôt, rebondi, rassurés par cette annonce.

Cette manne colossale est une garantie, une caution, pour toute la zone euro. Cela ne veut pas dire que la BCE va forcément « faire marcher la planche à billets » jusqu’à 750 milliards ; cela veut dire qu’elle va soutenir la relance d’un système économique grippé par des semaines d’arrêt total des entreprises, petites ou grandes. Elle va donc couvrir, garantir les prêts en cours ou à venir de ces entreprises, veiller à ce que les banques elles-mêmes ne fassent pas faillite, et rachètera massivement, aussi, les titres de dettes publiques des Etats. Quand on a la signature d’une banque centrale, qui est prête, en cas de défaut de paiement, à se porter garante pour une collectivité, une entreprise, voire un Etat, aucune banque, aucun marché financier ou autre fonds de pension ne refusera de prêter quelque somme que ce soit.

C’est cela, l’intérêt d’une garantie d’une banque centrale, car elle rassure n’importe quel prêteur. En outre, son plan de sauvegarde sera flexible, adaptable: plus les Etats seront en difficulté, plus la Banque centrale européenne rachètera leurs dettes publiques. Et cette flexibilité s’appliquera aussi aux entreprises. Autant dire que l’Italie, qui est dans une situation grave, et qui était déjà, sur un plan économique et financier, très fragile, va être, pour l’instant, privilégiée. L’Europe solidaire, c’est bien dans son ADN, c’est même pour cela qu’elle est née ! Ce plan de relance massif s’ajoute à d’autres mesures prises ces derniers mois : 20 milliards € par mois sont injectés par la BCE en zone € depuis l’automne 2019 pour soutenir l’investissement.

Le 12 mars dernier, un premier plan de relance de 120 milliards € était déjà lancé pour lutter contre la crise économique à venir après cette crise sanitaire. Si l’on cumule tout, on sera déjà, fin 2020, à 1.050 milliards €. Du jamais vu dans l’histoire de la BCE, qui a vingt ans ! Même lors de la terrible crise économique et financière de 2008 à 2012, jamais la Banque centrale européenne n’avait injecté autant d’argent et aussi vite. Cette opération «commando» a d’ailleurs – c’est rare ! – était saluée comme il se doit par nombre d’experts et de chefs d’Etat (dont Monsieur Emmanuel Macron).

La BCE protège ainsi, par sa réactivité et sa solidarité exceptionnelle, 332 millions de citoyens. Madame Lagarde a pris toute la mesure du potentiel de la BCE, et de ses possibilités exceptionnelles. Elle est dans la continuité de la politique bienveillante de son prédecesseur, Monsieur Mario Draghi.

C’est une très bonne nouvelle pour les dix-neufs Etats membres de la zone euro et ses 332 millions de citoyens. Après cette grave crise virale, il appartiendra aux gouvernements respectifs de cette zone d’exploiter au maximum ces atouts, en allant plus loin dans la solidarité, en réalisant les nécessaires harmonisations fiscales et sociales de la zone euro.

La balle est désormais dans le camp du Politique. Et ces réformes nécessaires dépendent d’eux, et d’eux seuls, pas de la BCE qui, elle, a bien fait son boulot ! A nos dirigeants de s’en montrer dignes… Car cette mesure exceptionnelle est aussi un sacré camouflet aux chefs d’Etats et de gouvernements européens, qui n‘arrivent pas à s’entendre, depuis des mois, sur le futur budget européen pour les sept ans à venir, ni sur une relance budgétaire – encore plus nécessaire après cette épidémie – via des eurobonds.

Heureusement qu’il nous reste la BCE, qui sait agir très rapidement dans son domaine !

RETOUR EN IMAGES : Dialogue citoyen et 5e Rencontres régionales européennes

Le samedi 23 novembre 2019 au Chambon-Feugerolles, dans le cadre des 5e Rencontres régionales européennes organisé par l’URALE*, s’est tenu un Dialogue citoyen intitulé « Une Europe proche des citoyens ! Quelle cohésion entre acteurs locaux et institutions européennes ? ».

Ce temps de rencontre et de débat a réuni une centaine de participants et à donné lieu à de riches échanges avec et entre les intervenants :

  • Sylvie GUILLAUME et Véronique TRILLET-LENOIR, Députées européennes,
  • Adina REVOL, Conseillère économique à la Représentation en France de la Commission européenne,
  • Jean-François BARNIER, Maire du Chambon-Feugerolles, Membre du Comité européen des régions.

Modérateur : Henri OBERDORFF, Président de l’Université européenne de Grenoble, Vice-président de l’Union régionale des acteurs locaux de l’Europe, Conférencier du réseau Team Europe.

* L’URALE regroupe cinq Maisons de l’Europe dans la région Auvergne-Rhône-Alpes – Maison des Européens LyonMaison de l’Europe et des Européens de l’AinMaison de l’Europe Albertville-Savoie, la Maison de l’Europe en Auvergne et la Maison de l’Europe Drôme-Ardèche (MEDA) – AFAPE Auvergne Rhône-Alpes (l’Union régionale des acteurs franco-allemands pour l’Europe), l’Université européenne de Grenoble (UPEG), Union des Fédéralistes Européens – Auvergne Rhône Alpes et Jeunes Européens Lyon.

Edito « Le clash budgétaire »

Edito proposé par Jacques FAYETTE, président du comité stratégique de la Maison des Européens Lyon (Professeur honoraire de l’Université Lyon III)

Lors de l’audition des différents candidats commissaires par le Parlement européen, je mettais en route, mentalement, un compteur budgétaire pour évaluer le coût des engagements qu’ils laissaient entrevoir et auxquels les parlementaires ajoutaient de nouvelles rubriques. On était probablement assez loin du budget porté à 1,3% du Revenu national brut dans les demandes du précédent Parlement. On était encore plus loin des propositions de la précédente Commission (1,1%) et de l’exigence de certains États de ne pas dépasser 1%.

L’excellent site www.touteleurope.eu nous fournit les éléments du débat qui a conduit à une impossibilité d’accord ce 20 février. Il y a un désaccord sur les montants, un désaccord sur les affectations et un désaccord sur les conditionnalités, le tout étant aggravé par le départ des Britanniques dont il faut bien compenser l’absence.

Pour certains il faut financer les nouvelles politiques : plan vert, intelligence artificielle en réduisant à peu de choses la PAC et les Fonds de cohésion ce dont ne veulent pas entendre parler la France, la Pologne ou la Hongrie entre autres. Pour d’autres, il faut limiter les ambitions des nouvelles politiques, car un emprunt même vert, reste une dette.

Historiquement les discussions budgétaires du Conseil européen ont souvent dû attendre une réunion ultérieure pour aboutir à un compromis. Cependant cette fois, les positions de départ semblent si éloignées que ce compromis n’est pas perceptible. On parle donc de plus en plus d’un refus du Parlement européen de valider les propositions du Conseil européen, ce qui conduira à des reconductions partielles des budgets antérieurs.

Ce clash budgétaire illustre l’impossibilité de continuer à décider à l’unanimité sur ce chapitre essentiel de la vie de l’Union. Des voix de plus en plus nombreuses se manifestent pour le recours à une majorité qualifiée, ce qui suppose au préalable la mise en place de clauses passerelles décidées… à l’unanimité.

Le vrai problème est celui de ressources propres pour financer des champs d’action bien identifiés : plan vert, plan cancer européen, programme Erasmus… qui peuvent bénéficier d’un consentement européen à l’impôt et donc renforcer le sentiment d’appartenance à l’Union. Historiquement, il y a 800 ans avait été posé le principe du « no taxation without representation » aujourd’hui nos États inversent la proposition, nous sommes dans un « without taxation, no representation ». En d’autres termes, nos États en déniant tout pouvoir fiscal au Parlement européen, lui refusent tout simplement de représenter les citoyens.

Découvrez les événements du mois de mars de la MDEL !

Nous vous invitons à participer aux événements de la Maisons des Européens Lyon du mois de mars 2020. C’est une invitation à diffuser sans modération. Consultez notre lettre d’information pour trouver les actualités européennes et les événements de la Maison des Européens Lyon / Centres d’information Europe Direct Lyon et Drôme Ardèche.

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En espérant vous retrouver à ces occasions,
L’équipe de la MDEL

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