Mois : septembre 2020

IMPORTANT : Annulation de l’Assemblée Générale de la Maison des Européens Lyon

Chère adhérentes, chers adhérents,

L’assemblé générale de notre association connaît depuis le mois de mars des aléas qui contrarient sa tenue dans des conditions normales.

Après l’annulation de mars pour cause de confinement, après report du 19 septembre au 3 octobre pour cause de non-respect du délai de convocation par l’équipe en charge de la gestion avant mon retour à la présidence, voilà que les conditions sanitaires nous ont obligé d’annuler une AG en présentielle pour la proposer en visioconférence.

Dernier aléa, seul une dizaine de participants sont inscrits à ce jour, ce qui rendrait illégales les décisions prises puisque nous ne disposerons pas du quorum requis.

Dans ces conditions, j’annule la visioconférence du 3 octobre. Après consultation du Conseil d’administration de notre association, nous allons procéder par un vote par correspondance. Vous avez certes reçu les documents par courriel, mais devant cette nouvelle procédure, nous ne pouvons pas nous contenter de ce mode de consultation.

En conséquence, nous allons vous adresser un courrier postal afin que vous disposiez de tous les éléments utiles à nous retourner par courrier ou par courriel votre bulletin de vote, en espérant que vous soyez nombreuses et nombreux à répondre.

Désolé de ces reports multiples en espérant que vous en compreniez la nécessité.

Avec l’assurance de mes meilleurs sentiments.
Alain REGUILLON
Président

Vous pouvez consulter ci-dessous tous les documents statutaires :

Vers une nouvelle politique de la migration dans l’Union européenne !

La Commission européenne propose un nouveau pacte sur la migration et l’asile avec des procédures qui ont été améliorées et accélérées. Pour rétablir la confiance entre les Etats membres des principes de partage équitable des responsabilités et de solidarité sont établis.

Depuis la crise migratoire de 2015, les conventions dites de Dublin ne fonctionnent plus et l’UE. doit mettre en place un système de gestion de la migration prévisible et fiable par :

  • Un renforcement de la confiance favorisé par l’amélioration et l’efficacité des procédures plus rapides avec des contrôles sanitaires et de sécurité, ainsi que d’identification de toutes personnes qui franchissent sans autorisation les frontières extérieures de l’Union Européenne.
  • Un partage équitable des responsabilités et de la solidarité par des contributions flexibles de la part des Etats membres et des partenariats avec les pays tiers.

Cette approche globale vise à soutenir un système commun de l’U.E. en matière de retours avec un cadre juridique plus efficace et la nomination d’un coordinateur de l’UE. chargé des retours. Il proposera une structure de gouvernance commune de la migration avec une meilleure planification stratégique et d’un suivi renforcé.

Sylvie GUILLAUME députée au Parlement Européen, membre de la Commission LIBE, qui traite des questions de Libertés civiles, de Justice et d’Affaires Intérieures a affirmé : 

« Depuis 5 ans, nous avons travaillé au Parlement européen sur la politique d’asile proposée par la Commission. Nous étions parvenus, en commission des Libertés civiles, justice et affaires intérieures, à un accord sur chacun des textes et ce malgré nos divergences politiques.

Malheureusement, les États membres n’ont pas été capables d’en faire autant, les égoïsmes nationaux ont pris le dessus et les textes ont été bloqués. Pendant ce temps, les migrants ont continué à arriver et aucune solution réellement européenne n’a été proposée.

Face à ce blocage, la Commission a décidé de proposer un nouveau Pacte dont le but affiché est de résoudre un certain nombre des écueils actuels, notamment la répartition des personnes qui arrivent sur le territoire de l’Union. Cette question cristallise les oppositions des États membres, entre ceux qui estiment faire tout le travail, les États de première entrée- et ceux qui refusent d’accueillir le moindre migrant -principalement ceux de Visegrad.

La Commission avait deux options : proposer un mécanisme réellement solidaire et obligatoire de répartition. Aucun État n’aurait pu s’y soustraire sous peine de sanction. Ou bien permettre aux États membres d’échapper à leurs obligations grâce à une solidarité dite « flexible » qui n’a de solidarité que le nom.

Laquelle a-t-elle choisie ? La seconde évidemment. Dans les faits, les migrants seront mis en détention à leur arrivée, leur demande sera examinée de manière accélérée. Ceux ayant une nationalité à fort taux de reconnaissance du statut de réfugié pourront être relocalisés, mais cela ne concernera que très peu de gens. Ceux ayant peu de chance d’obtenir le statut de réfugié, resteront un maximum 12 semaines en détention. 12 semaines en prison. Avec pour seul crime d’être demandeurs d’asile. Ils seront ensuite renvoyés le plus rapidement possible vers leur pays d’origine.

Et la solidarité dans tout ça ? Et bien les pays qui ne veulent pas accueillir de personnes relocalisées, pourront sponsoriser les retours. On est bien loin d’un management fiable de la migration et de l’asile. »

Christian JUYAUX, Président de RISE (Réseau Inter Saisons Européen), Vice-Président de la Maison des Européens Lyon.
Le 29 septembre 2020.
* Le contenu de la présente publication n’engage que l’auteur.

Lancement d’une consultation publique sur une vision à long terme du développement rural

Cette vaste consultation publique est destinée à toutes les parties intéressées. Il s’agit notamment des Européens habitant des zones rurales, urbaines et périurbaines, des administrations européennes, nationales, régionales et locales, des organisations représentatives des partenaires sociaux, de la société civile et des consommateurs; des ONG qui s’occupent en particulier des zones rurales – des parties prenantes du secteur privé (et leurs associations) – des organismes de recherche et des universités; des établissements et organismes d’enseignement et de formation.

Objectif de la consultation

La Commission s’est engagée à développer une vision à long terme pour les zones rurales. Pour concrétiser cette vision, il faut examiner la façon dont vivent les habitants des zones rurales d’Europe et recenser les éléments qui sont essentiels à leur prospérité. Cette consultation publique contribuera à ce processus en recueillant les impressions et les points de vue des Européens sur toute une série de questions, notamment: 1. les besoins des zones rurales d’aujourd’hui, 2. ce qui rend les zones rurales attrayantes, 3. les perspectives d’avenir des zones rurales et 4. la gouvernance dans les zones rurales. Le questionnaire comprend une série de questions facultatives sur la politique agricole commune et le développement territorial.

Répondre au questionnaire

Vous pouvez participer à cette consultation publique jusqu’au 30 novembre 2020, en remplissant le questionnaire en ligne. Si vous n’êtes pas en mesure d’utiliser ce questionnaire, contactez directement AGRI-EVALUATION@ec.europa.eu.

Vous pouvez envoyer votre contribution dans n’importe quelle langue officielle de l’UE.

Pour des raisons de transparence, les organisations et les entreprises qui participent à des consultations publiques sont invitées à s’enregistrer dans le registre de transparence de l’UE.

Plus d’informations sur le site web de la Commission européenne

Projets en Auvergne -Rhône Alpes financés par les fonds structurels européens (FEDER/FSE/FEADER) dans le plan 2014-2020

Dans un document sur papier glacé, la région Auvergne Rhône Alpes présente un recueil des projets financés  de 2014 à 2020 par

  • le FEDER – Fonds Européen de développement régional,
  • le FSE – Fonds Social Européen,
  • le FEADER – Fonds européen agricole pour le développement rural,
  • et les programmes thématiques gérés par la Commission européenne.

Sur les 100 projets retenus…

Projets financés par le FEADERProjets financés par le FSEProjets financés par le FEDER
en Auvergne…..10 projets financés pour un montant de 1 042 222€
4 projets financés pour un montant de 201 276€
18 projets financés pour un montant de 13 897 804€
en Rhône Alpes10 projets financés pour un montant de 315 795€
2 projets financés pour un montant de 698 749€
38 projets financés pour un montant de 43 572 555€

…. plus des programmes thématiques (Cosme, Erasmus, Life, Horizon 2020, Interconnexion Europe) pour un montant de 26 521 915€.

Sur 7ans les fonds structurels européens ont financés 15 141 302€ en Auvergne pour une population de 1 364 156 habitants soit 11,10€ par personne, dans le même temps en Rhône Alpes a perçu 44 587 099€ pour une population de 6 449 160 habitants, soit 6,91€ par personne.

Détails des projets FEADER

Les principaux projets valorisés sont pour FEADER Auvergne : La mise en valeur du bourg de Marcolès dans la Cantal pour un montant de 294 161€, la réalisation d’une salle multimédias « l’a@robase » à Pionsat dans le Puy de Dôme pour un montant de 290 998€,  l’acquisition d’une unité de radiologie à la maison de santé pluri professionnelle de Pontgibaud dans le Puy de Dôme pour un montant de 100 000€ et la construction d’un bâtiment agricole bois avec logettes et caillebottis sur fosse à Cheylade dans le Cantal pour un montant de 145 987€.

Pour le FEADER Rhône Alpes : La  création d’une filière locale viande pour l’association Cap Tarentaise pour un montant de 64 491€, l’acquisition de matériels industriels pour la SAS Saveurs de la Drôme pour un montant de 57 530€, l’acquisition d’un combiné d’abattage groupeur à Saint –Siméon de Bressieux dans l’Isère pour un montant de 45 000€ et l’obtention d’une tronçonneuse automatique d’optimisation pour la scierie SARL P.SUBTIL pour un montant de 33 538€.

Détails des projets FSE

Le FSE Auvergne a financé le projet « Je me raccroche » de l’AFPA du Puy de Dôme pour un montant de 57 431€, le déploiement de l’activité d’Insignis (soutien scolaire) pour un montant de 57 185€, le projet « Boost’emploi »  de la Mission Locale de Cournon dans la Puy de Dôme pour un montant de 49 668€ et la formation professionnelle pour l’insertion des personnes en situation de handicap (FPIH) par le Greta de Riom dans le Puy de Dôme pour un montant de 36 992€.

En Rhône Alpes le FSE a financé : L’amorçage et l’apprentissage de l’entreprenariat dans les quartiers par l’AGF Scop entreprises pour un montant de 582 165€ et l’école de projets éveil  à l’association AMESUD de Joyeuse en Ardèche pour un montant de 116 594€.

Détails des projets FEDER

Le FEDER Auvergne a financé 8 projets de plus d’un million d’€ : Réaménagement des berges du Cher à Montluçon dans l’Allier pour un montant de 2 784 693€, l’extension du Centre National du Costume de Scène à Moulins dans l’Allier pour un montant de 1 473 600€, Héritage Care (Surveillance et conservation préventive du patrimoine historique et culturel) pour l’Université de Clermont –Ferrand  pour un montant de 1 264 712€, Block 4- Coop-Sudoe (Promotion et mise en œuvre de la technologie  Blockchain  dans le développement de l’industrie 4.0) pour CIMES et la Métropole de Clermont –Ferrand pour un montant de 1 224 489€,  Collèges numériques et innovation pédagogique pour le département de la Haute Loire d’un montant de 1 154 420€, Le pôle d’échange intermodal d’Aurillac  pour un montant 1 180 000€, Rénovation et extension du Lycée Emmanuel Chabrier à Yssingeaux en Haute Loire pour un montant de 1 108 000€ et le projet Epicure 2017 du CHU de Clermont-Ferrand pour un montant de 1 080 000€.

En Rhône Alpes le FEDER finance 2 projets supérieurs à 3 millions d’€ : Modernisation du slipway d’Arles pour un montant de 3 899 000€, NANO 2022 en Isère pour un montant de 3 100 000€ et 5 projets de plus de 2 millions d’€ dont VIARHÔNA (itinérance au fil du Rhône) pour un montant de 2 668 248€, ISEREDOM (prévention et soutien à domicile des personnes en perte d’autonomie) pour le Conseil départemental de l’Isère pour un montant de 2 411 146€, EXPLORLAB (améliorer la qualité du système touristique de manière durable) pour le Conseil départemental de Savoie pour un montant de 2 250 000€ et LOS DAMA ! (valorisation des paysages périurbains des métropoles alpines) pour l’Université et la métropole de Grenoble pour un montant de 2 208 742€ et 14 projets de plus d’un millions d’€ comme COBIODIV (la biodiversité sans frontière pour un montant de 1 600 966€, RISK-COM (impliquer la population dans la gestion des risques naturels) pour un montant de 1 600 040€, CŒUR’ALP en Maurienne pour un montant de 1 500 000€, ANTEA (pour le développement d’une filière transfrontalière des fleurs comestibles) pour 1 495 729€, NOVACIERIES pour la métropole de Saint Etienne d’un montant de 1 493 105€, LEMED-IBEX (pour les bouquetins des Alpes) pour un montant de 1 441 785€, Réseau Chaleur d’Albertville pour un montant de 1 410 000€, Pôle Entrepreneurial de Givors pour un montant de 1 400 000€, Ecopont de Péron dans l’Ain pour un montant de 1 380 000€, Réhabilitation énergétique à Vienne pour un montant de 1 370 000€, LEMAN PASS pour un montant de 1 341 982€, Réhabilitation énergétique des thermes de Vals les Bains en Ardèche pour un montant de 1 155 736€, PREVRISK Haute Montagne pour un montant de 1 077 308€.

Détails des projets thématiques

Les programmes thématiques qui concernent la région Auvergne-Rhône Alpes : Mécanisme pour l’interconnexion en Europe finance 10,1 millions d’€ pour le projet Zéro Emission Valley (pour une filière hydrogène d’excellence) ERASMUS Universités pour un montant de 5 000 000€, Horizon 2020 INNOSUP (Accélérer la transition 4.0 de l’industrie agroalimentaire) pour un montant de 3 900 000€, LIFE pour le projet Naturadapt (Adapter la protection de la nature aux défis du changement climatiques en Europe) pour un montant de 2 500 000€,  Horizon 2020 –instrument PME projet REBOOT (implants pour la chirurgie orthopédique), pour un montant de 2 482 000€ et Europe Créative-culture pour le projet EEEMERGING+ pour un montant de 2 000 000€.

Résumé proposé par Christian JUYAUX, Membre du Conseil Economique Social et Environnemental de la Région Auvergne Rhône Alpes, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon

* Le contenu de la présente publication n’engage que l’auteur.

Offre de stage auprès de la Maison de l’Europe / Europe Direct Drôme Ardèche

Le Centre Europe / Maison de l’Europe Drôme Ardèche recherche un.e candidat.e pour un stage étudiant rémunéré de 9 mois à 35h par semaine (adapté pour une année de césure) à partir du 1er Octobre 2020 (période de stage éventuellement adaptable en fonction de la disponibilité des candidats).

Stage basé à Valence, déplacements fréquents sur le terrain en Drôme Ardèche (Permis B et véhicule souhaité).

Téléchargez la fiche de mission de stage en format .pdf.

Candidature à envoyer (CV et lettre de motivation) à europedirect2607@mde-lyon.eu

Rendez-vous de rentrée du Relais Culture Europe – Par où commencer ?

Du 19 septembre au 19 octobre, le programme d’émissions « Par où commencer ? » vous invite à un rendez-vous des idées, à être ensemble au même moment, au même horaire, à travers l’Europe, à travers le monde, pour suivre et partager des conversations européennes. Initié par le Relais Culture Europe et une diversité de partenaires européens, ce projet de radio propose d’explorer des chemins nouveaux dans le rôle de la culture et de ses acteurs. Au programme : une exploration de plusieurs territoires européens, des moments sonores et des débats en forme de #Conversations pour une Europe créative. À retrouver sur la plateforme Radio Commons et bien d’autres canaux.

Vous trouverez plus d’informations sur:

Concours « L’environnement, c’est mon affaire ! »

L’environnement, c’est mon affaire : top départ pour le concours ! À gagner : un fairphone, des places de cinéma, des ateliers Wecandoo et des places pour l’Alpha festival à Marseille (un jury récompensera les meilleures photos et vidéos).

Tu as entre 18 et 30 ans et la protection de l’environnement est l’un de tes crédos. Tu as des solutions à partager ? Une idée pour la protection de la planète ? Prends une photo ou une vidéo afin de proposer des solutions concrètes pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, et/ou contre le réchauffement climatique et envoie-la par courrielà environnementmonaffaire_2020@teamwork.fr(link sends e-mail). (Attention, si  le poids du fichier est supérieur à 35Mo, télécharge et transmets ta réalisation via la plateforme WeTransfer)

En objet, indique : Concours photo-vidéo « L’environnement, c’est mon affaire ! » et dans le corps du message : le titre de l’œuvre (maximum 200 caractères y compris les espaces), tes prénom, nom , date de naissance, code postal et ville, email et numéro de téléphone.

Date limite : 30 septembre 2020!!!

Ce concours est organisé à l’occasion de la Semaine de la diplomatie climatique, par la Représentation régionale de la Commission européenne en France, en partenariat avec les Consulats des États membres de l’Union européenne présents à Marseille, le Bureau du Parlement européen à Marseille, la Ville de Marseille et les organisateurs de l’Alpha Festival.

Pour trouver le règlement du concourshttps://bit.ly/3hDXfAX

Discours de l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen

Le 16 septembre 2020, la Présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen s’adressera aux Européens à l’occasion de son premier Discours sur l’état de l’Union, retransmis en direct, qui sera précédé par un cycle de rencontres et débats. On vous explique tout !

Election of the 2019 - 2024 Commission

Le discours sur l’état de l’Union européenne, qu’est-ce que c’est ?

Le Discours sur l’état de l’Union est un événement annuel instauré par le Traité de Lisbonne, où le Président de la Commission européenne fait le bilan de l’action de l’exécutif européen tout en présentant les grandes lignes des futures propositions de la Commission européenne pour l’année à venir.

Cette année, le débat sur l’état de l’Union européenne 2020 (#SOTEU) se déroule dans une période particulière d’incertitudes et de bouleversements: les économies mondiales et européennes ont été gravement touchées par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19, et les sociétés profondément impactées par les mesures sanitaires prises par les différents gouvernements.

En bref, le débat sur l’état de l’Union européenne est donc un événement clé au cours duquel la Commission européenne devra rendre des comptes aux députés européens élus démocratiquement. Ce débat porte sur des thèmes centraux tels que la reprise économique à venir, le changement climatique, l’emploi des jeunes et les flux migratoires. Cet événement annuel permet de promouvoir une Union plus transparente et plus démocratique, mais également de rapprocher l’Union européenne de ses citoyens en mettant avant les principaux actions et défis de l’année en cours.

Quel programme cette année ?

Cette année, deux webinaires sont organisés en amont du discours sur l’état de l’Union qui aura lieu le 16 septembre prochain en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg.

EN REPLAY ci-après un webinaire « explicatif » du 3 septembre au cours duquel Isabelle Coustet, Cheffe du Bureau en France du Parlement européen, et Baudouin Baudru, Chef de la Représentation de la Commission européenne en France, ont décrypté les enjeux, le bilan de la 1ère année et les défis auxquels la Présidente de la Commission européenne sera confrontée pendant sa mandature 2019-2024. Cette rencontre a été animée par Claire Sarda-Vergès, Directrice de Europe Direct Pyrénées, et Tanguy Specq, Responsable du Centre d’Information Europe Direct Clermont Puy-de-Dôme, sur la plateforme « Zoom » et a été retransmise en direct sur Facebook.

EN REPLAY ci-après un webinaire « politique » le 8 septembre à 18h en présence des députées européennes Valérie Hayer (Renew) et Aurore Lalucq (S&D) (à confirmer). Cette rencontre a été animée par Julien Péa et Martina Massoli, responsables des Centres d’information Europe Direct Bourgogne-Franche-Comté et Pau-Pays-de-l’Adour, sur la plateforme « Zoom » et a été retransmise en direct sur Facebook.

Un temps de question-réponse le 15 septembre, veille du débat, les acteurs clés du Parlement européen aborderont les priorités de l’Union européenne et réagiront à vos questions et à vos propositions précédemment formulées.

Vous pouvez visionner le discours du mercredi 16 septembre en replay ci-dessous :

Comment participer ?

Un site internet dédié au discours sur l’état de l’Union a été lancé ! Vous y trouverez plusieurs outils :

  • Une vidéo et un communiqué de presse relatif aux sujets d’actualité du Parlement pour les mois à venir : budget à long terme et plan de relance, pacte vert, conférence sur l’avenir de l’Europe, numérique, stratégie industrielle, réforme de la PAC, pacte sur la migration, droit des voyageurs ferroviaires et financement participatif.
  • Une plateforme participative pour donner votre avis et poser vos questions aux députés européens avant le débat le plus important de l’année.
  • Vous pouvez également consulter la retranscription du discours d’Ursula von der Leyen et les principales initiatives mentionnées au cours de ce discours.
  • Lisez également le résumé du discours fait par Christian JUYAUX et Alain MALEGARIE, administrateurs de la Maison des Européens Lyon

#PlusFortsEnsembleUE

Emission radio « L’Europe du côté de chez nous »

« L’Europe du côté de chez nous« , une émission qui présente ce que fait l’Europe sur nos territoires, en donnant la parole aux femmes et aux hommes de Drôme et d’Ardèche engagés sur des projets en lien avec l’Europe.

Cette émission vous est présentée par Ardiana TOSKA, enseignante spécialisée sur les questions européennes et Anna GASQUET, responsable du Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche. Une co-production Radio BLV et Maison de l’Europe Drôme Ardèche. Diffusion les 15 derniers jours du mois, lundi à 19h et dimanche à 10h.

Mettez le son et bonne écoute sur 93.6 FM ou radio blv.com.

Négociations pour le BREXIT : dangereusement au point mort !

La situation n’a pas évolué tout au long de cet été 2020: aucun compromis n’a pu être trouvé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni pour leurs futures relations.

Et nous sommes déjà à sept rounds de négociations, le septième s’étant achevé le 21 août sur un constat d’échec. Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, s’est déclaré « déçu et préoccupé », craignant de plus en plus que la perspective d’un « no-deal » devienne réalité. Le temps des discussions est désormais compté : il ne reste plus que 4 mois pour conclure un accord, puisque le gouvernement conduit par Boris Johnson, conforté par des élections législatives gagnées en décembre 2019, n’a cessé de proclamer que le Royaume-Uni ne négocierait plus après le 31 décembre 2020, qui marquera la fin de la période de transition. Il est vrai que la population britannique comme la classe politique en a marre, au bout de quatre ans, le vote fatidique en faveur du Brexit remontant au 23 juin …2016 ! Quatre ans qui ont permis d’ailleurs – faible consolation – de faire prendre conscience aux citoyens de Sa Majesté britannique qu’ils avaient été largement bernés sur les conséquences d’une sortie de l’Union… Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un revirement total, mais sondage après sondage depuis deux ans, les majorités se sont quand même inversées en faveur d’un maintien dans l’UE.

Malgré cela, le négociateur britannique reste intransigeant, notamment sur les futures relations commerciales, alors même que 60% des exportations du Royaume-Uni vont dans l’Union européenne ! Une sortie définitive du Royaume-Uni de l’UE, sans aucun accord, serait une catastrophe économique et sociale pour les Britanniques compte tenu de liens très étroits (textes juridiques et commerciaux, contrats, accords, partenariats), qui affecterait gravement son PIB et son niveau de vie, mais il serait également, certes dans une moindre mesure, problématique pour les 27 Etats membres et principalement les 19 Etats de la zone euro. L’impact sur certains secteurs, territoires et populations ne serait pas négligeable.

A commencer par des files d’attente énormes de poids lourds au départ pour le Royaume-Uni. La France est la plus concernée, étant la plus proche. Il a été calculé, par le cabinet Euler Hermes, une perte d’exportations d’un montant de 3 milliards € pour la France. Car en quittant l’Union, les relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni passeraient sous le régime de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cela entrainerait automatiquement des droits de douane supplémentaires.

Après l’épidémie mondiale du Coronavirus et la crise économique et sociale qui s’annonce, nous n’avions pas besoin de cela, en plus ! Par exemple, l’industrie automobile serait très affectée par des droits de douane élevés. Mais aussi les exportateurs français de vins et spiritueux, le Royaume-Uni étant le deuxième plus gros client en la matière ! Au total, 30.000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni et 3.000 s’y sont même installées. Le Royaume-Uni est aussi le troisième client du secteur agricole français (3 milliards € d’excédent en 2018 et 2019).  Pour ne prendre qu’un exemple, sur les produits laitiers, les Britanniques envisageraient de mettre des droits de douane à … 41% !!

Le Brexit impactera aussi plusieurs lignes budgétaires du Cadre Financier Pluriannuel (le budget européen sur sept ans), notamment la Politique agricole commune (PAC), dont la France est le premier bénéficiaire avec 9,4 milliards € par an.

Pour la période 2021-2027, le Conseil européen a conclu un accord, le 21 juillet 2020, prévoyant une baisse du budget de la PAC de 388 milliards € à 336 milliards €. Une part de cette baisse est la conséquence de la perte des financements britanniques au budget européen (soit 14 milliards nets), car le Royaume-Uni était aussi un contributeur net (et supérieur, d’ailleurs, à la France).

En cas de No-Deal, ce sera catastrophique pour les pêcheurs de l’UE, notamment français. Car les eaux britanniques sont les plus poissonneuses d’Europe. Le Royaume-Uni pourrait soit bloquer l’accès à ses eaux aux bateaux européens ; soit, plus vraisemblablement, les accepter, mais avec des taxes élevées et peut-être, en prime, une restriction drastique des quotas de pêche. Sachant que les pêcheurs français effectuent 30% de leurs captures dans les eaux britanniques, et même 60 à 90% pour plusieurs catégories de poissons, la situation deviendra vite intenable. C’est pourquoi l’UE a déjà promis de donner une compensation financière aux cas les plus difficiles. Les sommes prélevées se feront donc au détriment d’autres actions prévues dans le budget européen…Le cercle vicieux…

Les territoires les plus affectés par un No-Deal et le retour des barrières douanières seront logiquement le littoral de la Manche : Hauts de France, Bretagne et Normandie. Sans oublier la côte Belge, autour d’Ostende. Outre les taxes coûteuses, un brexit sans accord débouchera sur des normes phyto-sanitaires et sécuritaires différentes, des démarches administratives lourdes, des déclarations en douane systématiques. Un cauchemar…

Les Etats membres, et particulièrement la France, se sont préparés au pire : la région Hauts de France a un numéro vert qui renseigne bien les entreprises et les citoyens. Le Ministère de l’Economie a élaboré un « outil d’autodiagnostic » pour les entreprises concernées (à consulter sur le site du Ministère).

Le « no-deal » coûterait la perte de 50.000 emplois en France. Mais 500.000 au Royaume-Uni, compte tenu de ses échanges commerciaux considérables avec les 27.

Un Brexit « dur » impactera les citoyens. 150.000 citoyens britanniques résident en France ( et 1,4 millions dans toute l’Union). En France ils devront avoir un visa à partir du 1er juillet 2021.

Pour les voyageurs, touristes ou professionnels se rendant au Royaume-Uni, ils auront un contrôle d’identité comme avant (car le Royaume-Uni se fait pas partie de l’Espace Schengen). Mais un no-deal débouchera sur des contrôles douaniers supplémentaires pour les personnes aussi, des questions sur les raisons du voyage, la fouille des bagages … Pour les transports aériens, les compagnies aériennes britanniques ont ouvert, depuis 2017, des filiales dans plusieurs Etats de l’UE pour pouvoir garder des vols intra-européens. Bien joué ! Bien sûr, l’Eurostar continuera à circuler dans le tunnel sous la Manche, mais des relations dures engendreront des contrôles supplémentaires, donc des retards inévitables..

Pour des raisons de politique intérieure, le gouvernement britannique ne cherche pas vraiment de compromis acceptable pour les deux parties. Il reste 4 mois pour qu’il revienne à la raison. Car il aura beaucoup plus à perdre que les 27 Etats-membres. Nos économies sont très interdépendantes, et il y a tellement de partenariats développés en 46 ans ! Le gouvernement britannique sait en outre que l’UE, depuis trois ans, est restée parfaitement solidaire et unie sur ce dossier majeur. Nous avons la chance aussi, d’avoir un négociateur efficace, vigilant et déterminé, avec une équipe solide qui l’assiste.

Espérons que la raison finira par l’emporter, dans le respect de chacun et pour le bénéfice de tous les citoyens européens. Un accord final est de plus en plus difficile, mais pas encore impossible. D’autant que le Royaume-Uni cumulerait la crise économique du Brexit avec celle de la Covid-19, étant le plus touché d’Europe, avec déjà 42.000 décès.

Sinon, tous les acteurs mondiaux qui nous sont hostiles, car l’ Union est un géant économique, occupant la première place mondiale en matière commerciale et la seconde en matière économique, se réjouiront de cet affaiblissement intra européen, dans un contexte mondial aux relations diplomatiques tendues. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Turquie et d’autres guettent et exploitent nos moindres « faux-pas ». Cessons de leur donner des occasions !

Alain MALEGARIE, administrateur de la Maison des Européens Lyon, membre du réseau des conférenciers #TeamEurope
Le 31 août 2020

* Cet article n’engage que son auteur.

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