Auteur : mdee

Les travailleurs autonomes mobiles (TAM) dans le tourisme

Si la société industrielle des 30 Glorieuses a développé des contrats de travail permanents liant fortement les salariés à leurs entreprises, le Tourisme du fait de la fluctuation de la demande gère sa la main d’œuvre par les nouvelles formes d’emplois (CDD, saisonniers, emploi indépendants, auto-entrepreneurs, sous-traitance, travail e réseau, etc…)


Des droits sociaux différents
Ainsi ceux qui rendent des services aux touristes peuvent avoir des statuts différents dont une partie des salariés sous contrats à durée indéterminée (CDI) mais pour beaucoup les salariés ne connaissent que des contrats à durée déterminée (CDD) avec des embauches à la saison ou pire aux séjours et des travailleurs indépendants ou maintenant des auto-entrepreneurs exercent leurs activités en prestations de services. Cela amène ces travailleurs a changé de statuts juridiques durant leur vie professionnelle, pour certains plusieurs fois dans l’année alors que la protection sociale (Assurance -maladie, droit au chômage etc…) et les garanties collectives sont différentes en fonction des statuts de chaque individu. A quand les mêmes droits sociaux pour toutes celles et ceux qui par leur travail font vivre le Tourisme ?


L’obligation de la formation tout au long de la vie
Pour maintenir un niveau de compétences qui correspond aux besoins du marché du travail, les travailleurs quelques soient leurs statuts, sont contraints en permanence d’améliorer leurs savoirs professionnels. L’évolution de la législation sociale française dont la création récente du Compte Personnel de Formation (CPF) devrait permettre à tous de se former entre 2 périodes de travail pour obtenir des certifications de leurs compétences permettant de postuler à des empois ou des fonctions qualifiées.


La formation comme enjeu de la qualité de service dans le tourisme
Si l’expérience et l’apprentissage sur le tas restent les meilleurs moyens de développer les savoirs pratiques (qui s’apprennent les en pratiquant) ou les savoirs faire (des tours de mains appris par la méthode de l’essai-erreur). Alors que les savoirs procéduraux (qui indiquent par où on commence, comment suivre les processus et terminer l’action) ainsi que les savoirs théoriques (permettant d’anticiper l’action) sont accessibles maintenant par la formation en ligne à distance (MOOC et FOD). Comment tous ces savoirs sont transmis et reconnus dans le tourisme alors que beaucoup sont transférables dans d’autres métiers ?


Quels emplois dans le Tourisme Européen ?
Dans une étude réalisée* par les responsables syndicaux du tourisme des différents pays européens, ils constatent 2 types d’emplois directement concernés par l’activité touristiques en Europe, ceux de l’hôtellerie- restauration et ceux des agences de voyages et des tours opérateurs. Alors que 12% de l’emploi en Europe dépend du tourisme, les conditions de travail de ce secteur sont principalement :

  • Des emplois atypiques avec un taux important de contrats de travail à durée déterminée ou à temps partiel
  • Des conditions de travail difficiles avec une durée du travail réelle pouvant atteindre 50 heures parfois plus par semaine.
  • Des rémunérations et des grilles de classification négociées avec une variation des salaires de 1 à 4 en Europe.
  • Des qualifications traditionnelles dans l’hôtellerie et des nouvelles compétences dans le tourisme.
  • Des possibilités de formation réduites du fait des petites équipes de travail et de l’impossibilité d’évolution professionnelle dans la multitude de petites entreprises du secteur touristique.

Alors que le tourisme doit faire face à une clientèle de plus en plus exigeante sur le plan de la qualité des prestations touristiques, les conditions de travail et de rémunérations dans ce secteur ont pour effet d’éloigner la main d’œuvre qualifiée.

L’implosion du social dans les métiers du tourisme !
La pénurie de la main d’œuvre qualifiée est une constante depuis plusieurs années dans les emplois de l’hôtellerie, la restauration et le tourisme. Pour quelles raisons ces métiers qui ont toujours attiré les jeunes et permis à beaucoup d’entre eux de s’insérer socialement et professionnellement sont aujourd’hui délaissés ?
Une des causes de ce déficit social est dans l’accentuation des différences entre les conditions de travail de ce secteur et ceux des autres professions.
La non-application de la réglementation sociale dans beaucoup de petits établissements et l’aggravation de la précarisation de l’emploi dans le tourisme font que de plus en plus de salariés quittent ces professions.
Devant la quasi-impossibilité d’expression collective des salariés du fait de la taille des entreprises et des contrats de travail précaires, les employeurs ont pu, sans craindre une explosion sociale changer les conditions d’emploi et même pour certains les aggraver, alors que pendant ce temps, les salariés des autres secteurs connaissaient une amélioration de leur situation. Tel un élastique, ce différentiel s’accentuant, le consensus social est rompu et beaucoup de salariés envisagent leur avenir professionnel dans un autre secteur ou à l’étranger.

L’insertion sociale et professionnelle des jeunes dans le tourisme
Pour beaucoup de jeunes, les métiers du tourisme sont la porte d’entrée sur le marché du travail car ils sont attirés par les aspects relationnelles et de découverte de l’activité touristique. La possibilité d’être nourris et logés dans l’établissement, constitue pour eux une facilité au début de leur vie active. Ainsi le tourisme est devenu un des secteurs les plus important pour l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.
L’activité fluctuante du tourisme a pour effet de créer principalement des emplois saisonniers, voire occasionnels. Cette précarité de l’emploi, ainsi que des conditions de travail et de vie souvent difficiles font du tourisme un secteur d’emploi de passage à fort turn-over, avec des risques de marginalisation pour de nombreux jeunes.
S’ils débutent dans ce secteur avant vingt-cinq ans, ils souhaitent souvent accroître leurs compétences par des formations qualifiantes en inter-saison. Ils acceptent une mobilité géographique quand elle leur permet de trouver un emploi pour la saison suivante. Après plusieurs années comme saisonniers du tourisme, ces jeunes cherchent à se reconvertir dans un emploi moins précaire, le plus souvent dans un autre secteur d’activité.
En permettant l’insertion des jeunes, en développant les formations qualifiantes durant les inter-saisons et en organisant la mobilité, le Tourisme peut devenir le principal secteur de socialisation et de qualification des jeunes. Les compétences à l’accueil et au service rendu à la clientèle, acquises dans les structures touristiques, sont recherchées par beaucoup d’autres professions. Elles permettent à celles et ceux qui les exercent accroître leur « employabilité ». Ces itinéraires d’emploi et de formation dans le tourisme peuvent améliorer l’emploi, la compétitivité des entreprises et la situation sociale des travailleurs.
Sans mesures d’accompagnement par les collectivités locales et les partenaires sociaux dans les zones à fort potentiel touristique, des jeunes et des travailleurs dans leurs parcours personnels et professionnels, les inégalités sociales de ce secteur ont de grands risques de perdurer voire d’augmenter.

La mobilité partie intégrante des métiers du tourisme
Elle est plutôt professionnelle pour les travailleurs saisonniers pluriactifs locaux qui recherchent dans le même bassin d’emplois, un travail complémentaire dans un autre secteur d’activité en inter-saison. A l’inverse pour les saisonniers professionnels mobiles, souvent issues d’une école hôtelière ou de tourisme, la mobilité est géographique pour découvrir d’autres zones touristiques en France et à l’étranger afin de connaitre d’autres pratiques professionnelles, d’autres cultures et types de clientèles, mais aussi pour approfondir leurs connaissances des langues. Depuis plus de 20 ans les partenaires sociaux européens de HORECA (Hôtels, Restaurants, Cafés) ont innové par la création d’un passeport européen de compétences permettant la mobilité des travailleurs dans les 27 pays de l’Union Européenne **
Dans le but d’améliorer les perspectives d’emploi pour les jeunes en leur offrant des qualifications qui correspondent aux exigences du marché du travail, depuis les années 2000, l’Union Européenne a décidé de promouvoir les parcours européen de formation en alternance dont l’apprentissage par la création d’Europass -Formation dans le tourisme dont les objectifs sont de développer l’apprentissage et le formations en alternance en Europe, accroître la mobilité transnationale des personnes en formation et de mettre en œuvre une politique commune de formation professionnelle.


Le Péri-travail (temps mobilisé pour la réalisation de son travail)
Avec les outils nomades (ordinateur portable, téléphone mobile, Smartphone) qui permettent de travailler en tous lieux et à n’importe quel moment, en passant par les nouveaux modes de gestion des entreprises centrés sur la disponibilité du client, toutes ces nouvelles donnes font qu’un flou s’installe chez les salariés entre leur temps de travail et leur temps personnel et familial.
Cette zone intermédiaire entre travail et hors travail, devient aujourd’hui de plus en plus importante, c’est le péri – travail ou nouvelle sphère des enjeux autour du travail. Le développement des emplois dits « atypiques » tels que les contrats à durée déterminée, le travail intérimaire, le temps partiel, mais aussi de nouvelles formes de gestion comme les heures supplémentaires, les horaires décalés, le travail de nuit et de week-end, les plannings glissants, les coupures dans les amplitudes de journées de travail, permettent aux entreprises d’ajuster le temps d’activité des salariés aux besoins du marché. Des entreprises comme le Club Méditerranée a innové en créant des heures de convivialité pour le personnel (Gentil Organisateur) lors qu’il est en relation, hors de son poste de travail, avec le client (Gentil Membre) même pour les accueils et les animations de soirée. Ainsi le salarié travaille 35 heures hebdomadaires à son poste de travail et le reste du temps il est à la disposition du client en vacances !

L’autonomie dans le travail par objectifs ou par projet dont bénéficient les cadres et certains salariés qualifiés ont pour effet qu’ils ne comptent plus leur temps de travail (travail au forfait) et que celui-ci envahit leur vie personnelle et familiale. Ce sont les dossiers emmenés le soir et le week-end chez soi grâce à l’ordinateur portable ou le lien permanent avec l’entreprise à l’aide du téléphone mobile…

La disponibilité, l’implication et la réactivité sont érigés au rang de normes par certaines entreprises, dans lesquelles les salariés déclarent qu’ils bénéficient de plus d’autonomie, mais dans le même temps que les contraintes auxquelles ils sont soumis se son alourdies, du fait entre autres, de l’augmentation du « Péri-travail ».

La définition même de ce que nous nommons le « travail » est en cause aujourd’hui, car l’articulation entre temps de travail et temps personnel devient de plus en plus problématique !

L’opposition entre salariés et travailleurs indépendants tend à s’estomper avec le développement de la sous-traitance, le portage salarial, les auto-entrepreneurs, toutes ces nouvelles formes d’emploi qui transforment le contrat de travail en relations commerciales.

Un écart va croissant entre nos représentations du travail et la réalité de ses transformations. Notre façon de dire et de décrire le travail reste débitrice de la société industrielle d’hier. Nous assistons à l’émergence de nouvelles formes de travail hyper-flexibles qui associent créativité et autonomie, mais aussi incertitude et précarité.

Ainsi une partie de l’emploi se transforme en marché du Travail Autonome Mobile (TAM) avec pour les individus des changements de statuts (de salariés à travailleurs indépendants) ou ils seront responsables de leur employabilité, c’est à dire de l’actualisation des leurs compétences et devront être le plus mobiles d’un point vue géographique que professionnellement.

Quelle rénovation de la perception du travail pour inventer de nouveaux droits donnant aux travailleurs la possibilité de maitriser leur destin professionnel ?


Pour que travailler dans le tourisme devienne une chance !
Le Tourisme si important pour les économies locales, a besoin d’une main d’œuvre la plus compétente pour maintenir et développer la qualité de service rendue aux touristes. Afin de répondre à cet enjeu essentiel pour l’avenir, le dialogue social et la concertation avec l’ensemble des parties prenantes sont des impérieuses nécessités. Ils doivent mettre en œuvre localement les moyens d’accompagner dans son itinéraire personnel chacun des individus qui par son travail participe à l’accueil touristique. Alors ce secteur qui aujourd’hui se caractérise par beaucoup d’emplois précaires se transformera en vaste chantier d’insertion des jeunes par le travail et de professionnalisation des travailleurs salariés et indépendants qui grâce à ces initiatives et innovations sociales améliorent l’offre touristique.

Christian JUYAUX

Président de RISE (Réseau Inter Saisons Européen)
Membre du dialogue social européen du Tourisme

* Etude sur « Quels itinéraires de formation professionnelle dans le Tourisme » réalisée par les principales fédérations syndicales de salariés du Tourisme d’Italie, d’Espagne et de France.
** plus d’informations sur le site TRIBEO https//www.tribeo.net/index.php
***Décision du Conseil des Ministres Européens des Affaires Sociales publiée au JOCE du 22/01/1999.

Rendez-vous de rentrée du Relais Culture Europe – Par où commencer ?

Du 19 septembre au 19 octobre, le programme d’émissions « Par où commencer ? » vous invite à un rendez-vous des idées, à être ensemble au même moment, au même horaire, à travers l’Europe, à travers le monde, pour suivre et partager des conversations européennes. Initié par le Relais Culture Europe et une diversité de partenaires européens, ce projet de radio propose d’explorer des chemins nouveaux dans le rôle de la culture et de ses acteurs. Au programme : une exploration de plusieurs territoires européens, des moments sonores et des débats en forme de #Conversations pour une Europe créative. À retrouver sur la plateforme Radio Commons et bien d’autres canaux.

Vous trouverez plus d’informations sur:

Concours « L’environnement, c’est mon affaire ! »

L’environnement, c’est mon affaire : top départ pour le concours ! À gagner : un fairphone, des places de cinéma, des ateliers Wecandoo et des places pour l’Alpha festival à Marseille (un jury récompensera les meilleures photos et vidéos).

Tu as entre 18 et 30 ans et la protection de l’environnement est l’un de tes crédos. Tu as des solutions à partager ? Une idée pour la protection de la planète ? Prends une photo ou une vidéo afin de proposer des solutions concrètes pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, et/ou contre le réchauffement climatique et envoie-la par courrielà environnementmonaffaire_2020@teamwork.fr(link sends e-mail). (Attention, si  le poids du fichier est supérieur à 35Mo, télécharge et transmets ta réalisation via la plateforme WeTransfer)

En objet, indique : Concours photo-vidéo « L’environnement, c’est mon affaire ! » et dans le corps du message : le titre de l’œuvre (maximum 200 caractères y compris les espaces), tes prénom, nom , date de naissance, code postal et ville, email et numéro de téléphone.

Date limite : 30 septembre 2020!!!

Ce concours est organisé à l’occasion de la Semaine de la diplomatie climatique, par la Représentation régionale de la Commission européenne en France, en partenariat avec les Consulats des États membres de l’Union européenne présents à Marseille, le Bureau du Parlement européen à Marseille, la Ville de Marseille et les organisateurs de l’Alpha Festival.

Pour trouver le règlement du concourshttps://bit.ly/3hDXfAX

Assemblée Générale de la Maison des Européens Lyon

La Maison des Européens Lyon / Europe Direct Lyon et Drôme Ardèche a le plaisir de vous convier à sa prochaine assemblée générale qui se tiendra le samedi 3 octobre 2020 de 10h à 13h à la Maison des Sociétés Savantes (39 bis rue de Marseille, 69007 LYON).

A l’ordre du jour figurera :

  • Rapport moral du président,
  • Rapport d’activités du secrétaire général,
  • Rapport financier du trésorier,
  • Rapport d’orientation du Conseil d’administration,
  • Adoption des cotisations 2021.

Accédez au formulaire d’inscription ici.

Au plaisir de vous rencontrer,
L’équipe de la Maison des Européens Lyon.

LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE

Chaque mois la LETTRE SOCIALE DE L’EUROPE vous informera sur les mises en œuvre de l’Europe Sociale tant au plan européen que dans les différents pays ainsi que les branches professionnelles et dans les entreprises multinationales. Ces chroniques sont proposées par Christian JUYAUX, Président du Réseau Inter-saison Européen, Vice-Président de la Maison des Européens Lyon.

* Le contenu de ces articles n’engage que l’auteur.


La Commission européenne lance une nouvelle section vidéo sur le site du Fonds Social Européen qui comprend des vidéos sous-titrées en anglais et produites directement par les autorités de gestion des États membres.

Discours de l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen

Le 16 septembre 2020, la Présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen s’adressera aux Européens à l’occasion de son premier Discours sur l’état de l’Union, retransmis en direct, qui sera précédé par un cycle de rencontres et débats. On vous explique tout !

Election of the 2019 - 2024 Commission

Le discours sur l’état de l’Union européenne, qu’est-ce que c’est ?

Le Discours sur l’état de l’Union est un événement annuel instauré par le Traité de Lisbonne, où le Président de la Commission européenne fait le bilan de l’action de l’exécutif européen tout en présentant les grandes lignes des futures propositions de la Commission européenne pour l’année à venir.

Cette année, le débat sur l’état de l’Union européenne 2020 (#SOTEU) se déroule dans une période particulière d’incertitudes et de bouleversements: les économies mondiales et européennes ont été gravement touchées par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19, et les sociétés profondément impactées par les mesures sanitaires prises par les différents gouvernements.

En bref, le débat sur l’état de l’Union européenne est donc un événement clé au cours duquel la Commission européenne devra rendre des comptes aux députés européens élus démocratiquement. Ce débat porte sur des thèmes centraux tels que la reprise économique à venir, le changement climatique, l’emploi des jeunes et les flux migratoires. Cet événement annuel permet de promouvoir une Union plus transparente et plus démocratique, mais également de rapprocher l’Union européenne de ses citoyens en mettant avant les principaux actions et défis de l’année en cours.

Quel programme cette année ?

Cette année, deux webinaires sont organisés en amont du discours sur l’état de l’Union qui aura lieu le 16 septembre prochain en séance plénière du Parlement européen à Strasbourg.

EN REPLAY ci-après un webinaire « explicatif » du 3 septembre au cours duquel Isabelle Coustet, Cheffe du Bureau en France du Parlement européen, et Baudouin Baudru, Chef de la Représentation de la Commission européenne en France, ont décrypté les enjeux, le bilan de la 1ère année et les défis auxquels la Présidente de la Commission européenne sera confrontée pendant sa mandature 2019-2024. Cette rencontre a été animée par Claire Sarda-Vergès, Directrice de Europe Direct Pyrénées, et Tanguy Specq, Responsable du Centre d’Information Europe Direct Clermont Puy-de-Dôme, sur la plateforme « Zoom » et a été retransmise en direct sur Facebook.

EN REPLAY ci-après un webinaire « politique » le 8 septembre à 18h en présence des députées européennes Valérie Hayer (Renew) et Aurore Lalucq (S&D) (à confirmer). Cette rencontre a été animée par Julien Péa et Martina Massoli, responsables des Centres d’information Europe Direct Bourgogne-Franche-Comté et Pau-Pays-de-l’Adour, sur la plateforme « Zoom » et a été retransmise en direct sur Facebook.

Un temps de question-réponse le 15 septembre, veille du débat, les acteurs clés du Parlement européen aborderont les priorités de l’Union européenne et réagiront à vos questions et à vos propositions précédemment formulées.

Vous pouvez visionner le discours du mercredi 16 septembre en replay ci-dessous :

Comment participer ?

Un site internet dédié au discours sur l’état de l’Union a été lancé ! Vous y trouverez plusieurs outils :

  • Une vidéo et un communiqué de presse relatif aux sujets d’actualité du Parlement pour les mois à venir : budget à long terme et plan de relance, pacte vert, conférence sur l’avenir de l’Europe, numérique, stratégie industrielle, réforme de la PAC, pacte sur la migration, droit des voyageurs ferroviaires et financement participatif.
  • Une plateforme participative pour donner votre avis et poser vos questions aux députés européens avant le débat le plus important de l’année.
  • Vous pouvez également consulter la retranscription du discours d’Ursula von der Leyen et les principales initiatives mentionnées au cours de ce discours.
  • Lisez également le résumé du discours fait par Christian JUYAUX et Alain MALEGARIE, administrateurs de la Maison des Européens Lyon

#PlusFortsEnsembleUE

Emission radio « L’Europe du côté de chez nous »

« L’Europe du côté de chez nous« , une émission qui présente ce que fait l’Europe sur nos territoires, en donnant la parole aux femmes et aux hommes de Drôme et d’Ardèche engagés sur des projets en lien avec l’Europe.

Cette émission vous est présentée par Ardiana TOSKA, enseignante spécialisée sur les questions européennes et Anna GASQUET, responsable du Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche. Une co-production Radio BLV et Maison de l’Europe Drôme Ardèche. Diffusion les 15 derniers jours du mois, lundi à 19h et dimanche à 10h.

Mettez le son et bonne écoute sur 93.6 FM ou radio blv.com.

Négociations pour le BREXIT : dangereusement au point mort !

La situation n’a pas évolué tout au long de cet été 2020: aucun compromis n’a pu être trouvé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni pour leurs futures relations.

Et nous sommes déjà à sept rounds de négociations, le septième s’étant achevé le 21 août sur un constat d’échec. Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, s’est déclaré « déçu et préoccupé », craignant de plus en plus que la perspective d’un « no-deal » devienne réalité. Le temps des discussions est désormais compté : il ne reste plus que 4 mois pour conclure un accord, puisque le gouvernement conduit par Boris Johnson, conforté par des élections législatives gagnées en décembre 2019, n’a cessé de proclamer que le Royaume-Uni ne négocierait plus après le 31 décembre 2020, qui marquera la fin de la période de transition. Il est vrai que la population britannique comme la classe politique en a marre, au bout de quatre ans, le vote fatidique en faveur du Brexit remontant au 23 juin …2016 ! Quatre ans qui ont permis d’ailleurs – faible consolation – de faire prendre conscience aux citoyens de Sa Majesté britannique qu’ils avaient été largement bernés sur les conséquences d’une sortie de l’Union… Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un revirement total, mais sondage après sondage depuis deux ans, les majorités se sont quand même inversées en faveur d’un maintien dans l’UE.

Malgré cela, le négociateur britannique reste intransigeant, notamment sur les futures relations commerciales, alors même que 60% des exportations du Royaume-Uni vont dans l’Union européenne ! Une sortie définitive du Royaume-Uni de l’UE, sans aucun accord, serait une catastrophe économique et sociale pour les Britanniques compte tenu de liens très étroits (textes juridiques et commerciaux, contrats, accords, partenariats), qui affecterait gravement son PIB et son niveau de vie, mais il serait également, certes dans une moindre mesure, problématique pour les 27 Etats membres et principalement les 19 Etats de la zone euro. L’impact sur certains secteurs, territoires et populations ne serait pas négligeable.

A commencer par des files d’attente énormes de poids lourds au départ pour le Royaume-Uni. La France est la plus concernée, étant la plus proche. Il a été calculé, par le cabinet Euler Hermes, une perte d’exportations d’un montant de 3 milliards € pour la France. Car en quittant l’Union, les relations économiques entre l’UE et le Royaume-Uni passeraient sous le régime de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cela entrainerait automatiquement des droits de douane supplémentaires.

Après l’épidémie mondiale du Coronavirus et la crise économique et sociale qui s’annonce, nous n’avions pas besoin de cela, en plus ! Par exemple, l’industrie automobile serait très affectée par des droits de douane élevés. Mais aussi les exportateurs français de vins et spiritueux, le Royaume-Uni étant le deuxième plus gros client en la matière ! Au total, 30.000 entreprises françaises exportent au Royaume-Uni et 3.000 s’y sont même installées. Le Royaume-Uni est aussi le troisième client du secteur agricole français (3 milliards € d’excédent en 2018 et 2019).  Pour ne prendre qu’un exemple, sur les produits laitiers, les Britanniques envisageraient de mettre des droits de douane à … 41% !!

Le Brexit impactera aussi plusieurs lignes budgétaires du Cadre Financier Pluriannuel (le budget européen sur sept ans), notamment la Politique agricole commune (PAC), dont la France est le premier bénéficiaire avec 9,4 milliards € par an.

Pour la période 2021-2027, le Conseil européen a conclu un accord, le 21 juillet 2020, prévoyant une baisse du budget de la PAC de 388 milliards € à 336 milliards €. Une part de cette baisse est la conséquence de la perte des financements britanniques au budget européen (soit 14 milliards nets), car le Royaume-Uni était aussi un contributeur net (et supérieur, d’ailleurs, à la France).

En cas de No-Deal, ce sera catastrophique pour les pêcheurs de l’UE, notamment français. Car les eaux britanniques sont les plus poissonneuses d’Europe. Le Royaume-Uni pourrait soit bloquer l’accès à ses eaux aux bateaux européens ; soit, plus vraisemblablement, les accepter, mais avec des taxes élevées et peut-être, en prime, une restriction drastique des quotas de pêche. Sachant que les pêcheurs français effectuent 30% de leurs captures dans les eaux britanniques, et même 60 à 90% pour plusieurs catégories de poissons, la situation deviendra vite intenable. C’est pourquoi l’UE a déjà promis de donner une compensation financière aux cas les plus difficiles. Les sommes prélevées se feront donc au détriment d’autres actions prévues dans le budget européen…Le cercle vicieux…

Les territoires les plus affectés par un No-Deal et le retour des barrières douanières seront logiquement le littoral de la Manche : Hauts de France, Bretagne et Normandie. Sans oublier la côte Belge, autour d’Ostende. Outre les taxes coûteuses, un brexit sans accord débouchera sur des normes phyto-sanitaires et sécuritaires différentes, des démarches administratives lourdes, des déclarations en douane systématiques. Un cauchemar…

Les Etats membres, et particulièrement la France, se sont préparés au pire : la région Hauts de France a un numéro vert qui renseigne bien les entreprises et les citoyens. Le Ministère de l’Economie a élaboré un « outil d’autodiagnostic » pour les entreprises concernées (à consulter sur le site du Ministère).

Le « no-deal » coûterait la perte de 50.000 emplois en France. Mais 500.000 au Royaume-Uni, compte tenu de ses échanges commerciaux considérables avec les 27.

Un Brexit « dur » impactera les citoyens. 150.000 citoyens britanniques résident en France ( et 1,4 millions dans toute l’Union). En France ils devront avoir un visa à partir du 1er juillet 2021.

Pour les voyageurs, touristes ou professionnels se rendant au Royaume-Uni, ils auront un contrôle d’identité comme avant (car le Royaume-Uni se fait pas partie de l’Espace Schengen). Mais un no-deal débouchera sur des contrôles douaniers supplémentaires pour les personnes aussi, des questions sur les raisons du voyage, la fouille des bagages … Pour les transports aériens, les compagnies aériennes britanniques ont ouvert, depuis 2017, des filiales dans plusieurs Etats de l’UE pour pouvoir garder des vols intra-européens. Bien joué ! Bien sûr, l’Eurostar continuera à circuler dans le tunnel sous la Manche, mais des relations dures engendreront des contrôles supplémentaires, donc des retards inévitables..

Pour des raisons de politique intérieure, le gouvernement britannique ne cherche pas vraiment de compromis acceptable pour les deux parties. Il reste 4 mois pour qu’il revienne à la raison. Car il aura beaucoup plus à perdre que les 27 Etats-membres. Nos économies sont très interdépendantes, et il y a tellement de partenariats développés en 46 ans ! Le gouvernement britannique sait en outre que l’UE, depuis trois ans, est restée parfaitement solidaire et unie sur ce dossier majeur. Nous avons la chance aussi, d’avoir un négociateur efficace, vigilant et déterminé, avec une équipe solide qui l’assiste.

Espérons que la raison finira par l’emporter, dans le respect de chacun et pour le bénéfice de tous les citoyens européens. Un accord final est de plus en plus difficile, mais pas encore impossible. D’autant que le Royaume-Uni cumulerait la crise économique du Brexit avec celle de la Covid-19, étant le plus touché d’Europe, avec déjà 42.000 décès.

Sinon, tous les acteurs mondiaux qui nous sont hostiles, car l’ Union est un géant économique, occupant la première place mondiale en matière commerciale et la seconde en matière économique, se réjouiront de cet affaiblissement intra européen, dans un contexte mondial aux relations diplomatiques tendues. Les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Turquie et d’autres guettent et exploitent nos moindres « faux-pas ». Cessons de leur donner des occasions !

Alain MALEGARIE, administrateur de la Maison des Européens Lyon, membre du réseau des conférenciers #TeamEurope
Le 31 août 2020

* Cet article n’engage que son auteur.

Appel à candidatures : Prix Jean Monnet pour l’intégration européenne

Entre la pandémie COVID-19 et la préparation de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, 2020 s’avère une année intense pour les activités européennes et la mobilisation de la base. Décerné chaque année, le prix Jean Monnet pour l’intégration européenne reconnaît et célèbre les réalisations qui contribuent à soutenir et à renforcer l’intégration européenne.

Qu’est-ce que le prix Jean Monnet pour l’intégration européenne ?

Le prix Jean Monnet pour l’intégration européenne vise à honorer la mémoire et les réalisations de Jean Monnet. Il le fait en récompensant des individus ou des groupes talentueux ayant contribué à soutenir ou à renforcer l’intégration européenne à travers un projet qu’ils ont conçu et mis en œuvre. Le projet lauréat reçoit une subvention de 1 500 €.

Le Prix Jean Monnet 2020 est organisé sous le patronage du Parlement européen et avec le soutien de nos partenaires pro-européens.

Date limite pour soumettre votre projet (en anglais): 9 octobre 2020

Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://europeanconstitution.eu/2020-jean-monnet-prize

#UEavecLeTour : Mieux comprendre l’UE en suivant le Tour de France

Du 29 août au 20 septembre, le Tour de France, 3ème évènement sportif le plus médiatisé au monde se déroulera dans une grande partie de la France. Les paysages et territoires que la grande boucle nous donnera l’occasion de contempler sont aussi de nombreux projets financés et soutenus par l’Union européenne qu’il sera possible d’admirer.

Alors, du 29 août au 20 septembre, suivons #UEavecLeTour avec le réseau français des Centres d’Informations Europe Direct et la Représentation en France de la Commission européenne pour mieux comprendre ce que signifie l’Europe sur nos territoires.

Découvrez différents lieux et projets soutenus par l’Union européenne au fil du parcours en suivant #UEavecLeTour sur les réseaux sociaux des centres Europe Direct les plus proches du parcours et de Représentation en France de la Commission Européenne.

Rendez-vous dans la région Auvergne-Rhône-Alpes pour les étapes suivants :

Pour plus d’informations → https://europa.eu/!vM49fH

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