Élections européennes : les projets financés par l’Europe à Lyon

Nous demandons toujours qu’est-ce qu’a fait l’Union européenne pour nous ou près de chez nous. Un petit reportage était préparé à ce sujet par le Radioscoop afin d’en savoir davantage sur le rôle de la Maison des Européens Lyon et des informations sur des projets financés par l’Europe à la ville de Lyon. Vous avez entendu l’interview avec Marjolaine ARBONA-VIDAL, Chef de projet à la Maison des Européens Lyon, responsable Europe Direct Lyon, diffusé sur l’antenne de Radioscoop ? Sinon, trouvez leur article sur https://urlz.fr/9wBe.

En plus, le Radioscoop a déjà fait un reportage à ce sujet dans le département de l’Ain. Vous pouvez le trouvez sur ce lien.

Quel serait notre quotidien sans l’Europe ?

Les Places de la République sont un collectif de 19 organisations nationales. A Lyon, 7 organisations et associations animent les Places de La République. Le 5 avril 2019 le débat “Quel serait notre quotidien sans l’Europe ?” a été organisé par la CFDT, le Club Convaincre, GAELIS la FAGE, les Fédéralistes Lyonnais, le Forum Réfugiés, la Maison des Européens Lyon et le Pacte Civique. Ce débat a été animé par Loïc ROSSETTI de GAELIS la FAGE.
A noter que les Places de la République organise un second ébat sur l’Europe avec des candidats ou leurs représentants aux élections européennes le 30 avril à 19 h à l’Espace citoyen (12, avenue Jean Mermoz, 69008 LYON).

Trouverez ci-dessous le compte rendu de cette rencontre-débat, avec la participation de :

  • Sylvie Guillaume, Vice-présidente du Parlement Européen avec 13 autres collègues. Elle participe aux commissions Culture et Justice qui comprend les questions de l’asile. Elle suit les questions autour de l’information et de la Communication ainsi que celles sur les lobbies et la transparence. Elle est candidate dans la liste PS pour un troisième mandat.
  • Marc Augoyard, conseiller municipal de Lyon, apparenté UDI. Avocat, il a fait une thèse sur le droit européen.
  • Thibault Weber, syndicaliste à la CFDT, secrétaire confédéral à la CES (Confédération Européenne des Syndicats). La CES regroupe 90 confédérations syndicales en 10 fédérations sectorielles et représente 40 millions de travailleurs. Nous sommes à Bruxelles pour agir auprès de la Commission et du Parlement et construire le dialogue social qui est inscrit dans les traités.

Ce débat est organisé en trois grands thèmes : la mobilité, l’Europe sociale, la transition écologique.

“La mobilité” selon :

  • Sylvie Guillaume :

La mobilité des jeunes, dont Erasmus + est le dispositif le plus connu est très apprécié. Il est maintenant correctement financé. Son budget devrait plus que doubler pendant la prochaine période budgétaire 2021 – 2027. Il est élargi aux autres jeunes que les étudiants, les apprentis, les jeunes en milieu rural. Tous reviennent de cette aventure avec une belle largeur d’esprit et leur valeur sur le marché de l’emploi est plus forte.
La libre circulation entre les pays de l’espace Schengen. La promesse n’est plus tenue. Nos frontières ont été très renforcées autour de la zone mais des pays dont la France ont remis des contrôles à leurs frontières. Il faut revenir à la promesse.

  • Thibault Weber :

La mobilité des travailleurs est une promesse du marché unique. Elle bénéficie à beaucoup de pays. La France envoie et reçoit beaucoup de travailleurs. C’est un défi à cause des écarts entre les règles sociales et les niveaux de salaires. Lors du dernier mandat, un progrès a été fait. Les règles sur les travailleurs détachés ont évolué. Ils seront payés au moins au salaire minimum du pays d’accueil et en suivront la convention collective dont dépend son entreprise.
La création d’une autorité européenne du travail va permettre de mieux se coordonner sur la lutte contre les abus et la fraude.
On cherche à ce que les gens ne soient pas en concurrence les uns contre les autres. Il n’est plus vrai qu’ils sont payés au salaire de leur pays d’origine. C’est notre combat pour les prochaines années. L’autre ne doit pas être un bouc émissaire.
La cause des migrants s’est transformée en une crise politique car les politiques n’ont pas su s’entendre. Le pacte de Marrakech a même fait tomber le gouvernement belge à cause de fausses informations. Il n’est pas contraignant et essaye de poser des principes pour le futur.

  • Marc Augoyard :

Etant Européen, j’ai pu bénéficier d’une année Erasmus à Berlin. Cela m’a permis de sortir de mon cocon. C’est une réalisation concrète de la phrase de Robert Schuman « On créera l’Europe par des réalisations concrètes ». 4 millions d’Européens ont ou vont bénéficier du dispositif Erasmus + entre 2014 et 2010.
Par contre en matière de migration, il n’y a pas eu de réalisation concrète. Ainsi la Pologne appelle à la solidarité face à la Biélorussie et l’Ukraine mais refuse toute solidarité pour les Syriens. Au prochain mandat, il va falloir trouver une solution concrète.
La mobilité entre Etats progresse avec les aides aux grandes infrastructures telles la liaison ferroviaire Lyon-Turin.

Questions :

  • L’Europe a un impact visible pour ceux qui ont un jour traversé des frontières. Comment le faire savoir à ceux qui sont restés dans leur pays ?
  • Que fait l’Europe pour régler la question de l’accueil des réfugiés ? Les contrôles aux frontières sont-ils suffisants ?

Réponses de :

  • Sylvie Guillaume :

Ces dernières années, les moyens de contrôles aux frontières extérieures (Frontex) ont progressé de 600 à 10 000 agents. Il n’y a pas eu de défaillance sur ce point. Les franchissements illégaux détectés sont moins de 180 000 en 2018. L’espace Schengen n’est pas une passoire. Où est la solution ?
Sur la migration et l’accueil des personnes, rappelons-nous que 80 % des migrations se font du sud vers le sud entre pays voisins. Les tentatives de solutions pour répartir les migrants ont échoué. Autant le Parlement européen a pu et pourra trouver des accords majoritaires, autant cela a coincé au niveau des Etats qui se déchargent les uns sur les autres. Il faut changer de braquet, faire sauter l’unanimité sur ce sujet. Je serai là pour y aider.
La clé actuelle du système d’asile est le système Dublin. Il est cher et ne marche pas. D’autres critères sont possibles pour traiter les demandeurs. Le Parlement a proposé des critères de traitement qui prennent plus en compte le pays d’aspiration du demandeur. L’alternative à Dublin est bloquée et pendant ce temps les gens meurent.

  • Thibault Weber :

Pour créer une citoyenneté européenne, une opinion publique européenne, il faut rendre la mobilité incontournable pour les apprentis, les étudiants, les services civiques … Et enseigner les langues. Le nombre de travailleurs frontaliers français à Bâle a diminué quand celui des Allemands a augmenté.
J’ai passé mon enfance à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne sans jamais les rencontrer. Et les jeunes ne parlent plus l’alsacien comme autrefois, langue bien proche de celle parlée dans le canton de Bâle.
Le dispositif Erasmus est connu en université, il ne l’est pas assez dans les lycées professionnels.
Il n’y a pas d’opinion publique sans information. Lors des attentats de Strasbourg récents, les télévisions étrangères avaient leurs correspondants sur place pour suivre la session du parlement. France 2 n’avait personne et a dû faire appel à son correspondant de Berlin pour traiter le sujet en urgence ! Les médias français parlent moins de l’Europe que leurs confrères.

  • Sylvie Guillaume :

L’Europe a un budget de 160 Milliards €, soit 20 de plus que le budget de l’Education Nationale en France. Cela représente 1 % du PIB européen et 0,83 € par jour et par européen. Il repose sur des contributions nationales que les Etats n’augmenteront pas. Des coupes dans les dépenses sont possibles : couper dans la politique de cohésion serait dramatique.
On ne pourrait plus aider les nouveaux venus à rattraper les autres. IL faut que l’Europe ait un financement propre, par exemple sur les transactions financières, le numérique, l’ajustement des contenus en carbone des produits aux frontières… Taxer normalement les GAFA serait une bonne formule.

  • Thibault Weber :

Les Etats Unis ont un budget fédéral de 24 % du PIB américain. L’Europe est une bulle politique. Le prochain budget prévoit de le réduire encore. Le prochain parlement va devoir se battre pour le monter. Le budget dépend beaucoup trop des contributions nationales.

  • Marc Augoyard :

Tout parlement a été créé pour lever l’impôt, sauf le parlement européen. En Europe, c’est le conseil des gouvernements qui décide du budget à l’unanimité avec ensuite un vote de chacun des parlements nationaux. Dans ses débuts, la CECA se finançait directement sur l’acier et le charbon.

“L’Europe sociale” selon :

  • Thibault Weber :

On parle souvent du marché intérieur. Les entreprises en profitent. Mais il est pensé autour de la liberté économique et pas autour de la cohésion sociale. Pour achever le marché intérieur, il faut des convergences sociales plus fortes. Des règles de salaires comme celles d’un salaire minimum supérieur à 60 % du salaire médian (la moitié des salariés touchent plus, la moitié touchent moins).
Les structures de négociations sociales sont trop faibles dans plusieurs pays. C’est pourquoi la reprise de l’économie n’a pas conduit à une hausse des salaires.
Le socle européen des droits sociaux a abouti à trois réformes sur les conditions de travail, la protection sociale et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle (dont fait partie le congé parental).
Le parlement a toujours eu les positions les plus fermes. Le conseil des gouvernements a toujours freiné, faute d’une opinion publique européenne qui les pousse. D’un point de vue syndical, nous en avons besoin pour tendre vers une convergence des niveaux de vie.

  • Sylvie Guillaume :

Je crains que la coordination des systèmes de protection sociale aura du mal à venir. On a réussi à obtenir le socle des droits sociaux. La partie sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle a amélioré la situation des femmes. On n’est pas au bout de l’écart entre salaires des femmes et des hommes : il est encore de 16%. La directive sur les travailleurs détachés a limité le temps des missions dans leurs camions des 3 millions de travailleurs des transports qui étaient exclus de la directive précédente.
La pauvreté et le logement ne font pas partie du champ des compétences européennes. Mais on y arrive sous l’angle de la pauvreté des enfants, et on s’ouvre les domaines de l’éducation, du logement, de la santé, du handicap.

  • Marc Augoyard :

L’Europe sociale n’est pas une idée nouvelle. Depuis 1957, le Fonds Social Européen travaille sur la pauvreté, le logement, la reconversion des travailleurs. Le principe « à travail égal, salaire égal » était présent. Le dialogue social s’est introduit dans les traités. De nombreuses directives sont votées pour donner des minima communs comme le temps de travail hebdomadaire de 48 h, la lutte contre les discriminations… La convergence s’est accéléré avec celle des mobilités. C’est très long mais il y a un phénomène d’engrenage qui s’est enclenché.

Questions :

  • Le taux de chômage des jeunes dépasse les 15%. Quel accompagnement ? Quelle politique ?
  • Quelle réponse aux paradis fiscaux, n’est-ce pas plus urgent que de taxer les GAFA ?
  • La rémunération des parlementaires européens (6000 € fixes et 300 € par jour de présence) n’est-elle pas excessive ?

Réponses de :

  • Thibault Weber :

Une initiative portée par la CES, la société civile, les sociaux-démocrates a construit une garantie jeunes via le FSE (Fonds Social Européen). Ce dispositif marche bien en France. Il est apprécié par les missions locales. Il finance l’accompagnement des jeunes chômeurs. Mais on a globalement besoin d’une relance des investissements publics pour créer des emplois.
Les GAFA profitent plus que d’autres des différences de fiscalité entre Etats. C’est une preuve que le marché intérieur n’est pas complet. Parlement et commission ont multiplié les propositions que l’unanimité des Etats n’a jamais accepté.
Mais le RGPD est issu d’une mobilisation citoyenne comme ont pu évoluer les accords commerciaux entre états.

  • Sylvie Guillaume :

La rémunération des parlementaires européens est totalement transparente. Ce n’est pas le cas partout. Je n’ai pas le sentiment de voler au vu du temps de travail que je consacre à mon mandat. Les 300 € par jour servent à payer mon hôtel et mes repas.

  • Marc Augoyard :

La rémunération des parlementaires est unifiée depuis 1980. Avant chaque parlementaire était rémunéré comme un parlementaire de son pays.
La règle de l’unanimité pour la fiscalité fige tout. La révision des traités est toujours possible. On pourrait passer à la majorité qualifiée.
Le FSE accompagne bien certains programmes locaux.
A noter que l’harmonisation fiscale est plus avancée en Europe qu’aux Etats Unis. Le Delaware est un vrai paradis fiscal. Les Etats en Europe ont plus de possibilités d’influer sur les autres que les Etats Unis.

“La transition écologique” selon :

  • Sylvie Guillaume :

Depuis 10 ans, ce sujet est devenu un enjeu partagé. C’est une victoire culturelle qu’ont accéléré les phénomènes visibles et les outrances des climato-sceptiques. Il faut maintenant des actes concrets à réaliser avec des Etats qui ne partagent pas les mêmes ambitions et protègent chacun leur industrie. Deux enjeux particuliers :
– Limiter ce qui nuit à la qualité des sols et de l’air. En particulier réduire l’utilisation des pesticides dont le glyphosate. Le délai de 5 ans doit servir à baisser les normes.
– Passer à l’investissement sur l’amélioration de l’environnement avec les créations d’emplois qu’ils créeront, de 500 à 1 000 milliards €. Ces investissements doivent être exclus de la barre des 3% du déficit.

  • Marc Augoyard :

C’est un enjeu typiquement européen qui est apparu dans les années 1980. Une politique claire est en place. Elle est gérée par codécision sauf sur :
– La fiscalité qui est pourtant parfois au cœur du débat
– L’aménagement du territoire et le mitage des sols qui continue
– Les choix énergétiques. Entre la France nucléaire et la Pologne au charbon, les oppositions sont nombreuses.
Pourtant l’Europe avance. La directive Reach sur la caractérisation toxicologique des produits chimiques vendus en Europe fonctionne depuis 20 ans. Les normes doivent encore plus prendre en compte la protection de l’environnement et des consommateurs.

  • Thibault Weber :

Heureusement, l’Europe s’est fixée les objectifs les plus ambitieux de la planète. Elle a toujours été moteur dans ce domaine. Mais ce n’est pas un acquis, il faut continuer de se battre. Ainsi les 4 ministres de l’environnement belges ont basculé dans le camp eurosceptique, provoquant le mouvement des jeunes pour le climat qui diffuse dans toute l’Europe.
Nous avons besoin d’un pacte social et écologique car les deux points sont liés. Il faut les porter ensemble pour l’imposer aux politiques.
On a besoin d’une Europe qui investit. L’investissement public n’est pas sale. Regardez l’état des infrastructures en Allemagne qui n’ont pas été entretenu par principe.
On a besoin d’une politique industrielle forte associée à une politique de protection vis à vis des produits importés fabriqués sans nos normes : il faut qu’ils aient tous les mêmes standards. C’est possible car l’Europe reste le premier marché mondial.
En matière numérique, l’Europe peut créer des règles de confiance sur l’utilisation des données, conserver ses valeurs et permettre leur utilisation quand même pour accélérer la transition écologique.

Questions :

  • L’Europe a-t-elle privilégié les agriculteurs qui sont passés au bio ?
  • Comment comptez-vous mobiliser les jeunes ?
  • Les traités de libre échange sont-ils compatibles avec l’écologie ?

Réponses de :

  • Marc Augoyard :

Les réfractaires au changement sont de moins en moins nombreux. Certes, les jeunes n’ont pas le choix mais ils prennent le défi écologique au sérieux. Les jeunes français sont parmi ceux qui s’engagent le plus.
La PAC (Politique Agricole Commune) représente le tiers du budget européen : cela reste la priorité financière. On peut l’orienter. La PAC a permis à l’Europe de se rendre autonome puis de devenir exportatrice.
Le système de subventions a changé en 1992 vers moins de productivisme et plus d’aide à l’agriculteur. On peut maintenant plus soutenir le bio qui se développe, malgré un fort lobbying de l’agriculture productiviste. On peut accompagner les évolutions de l’agriculture, le gigantisme des fermes de 1000 vaches n’est pas la tendance majoritaire qui est plutôt vers des exploitations de taille raisonnable. Bref, la PAC est une politique d’aménagement du territoire.

  • Thibault Weber :

Ce sont des emplois. Quelques exemples de ce que nous attendons du prochain mandat.
Sur la transition écologique, évitons les ruptures, anticipons les effets. Réformons les échanges de quota carbone, de droits à polluer pour contraindre à de nouveaux progrès.
Il existe un fonds d’ajustement de 150 M€ à l’adaptation à la globalisation pour les entreprises en défaillance. Que ce fonds soit un vrai fonds de soutien préventif pour les secteurs qui investissent dans la transition écologique ou technologique.
L’Europe sociale a besoin de règles. Les syndicats de la CSE ont les mains dans le réel. Le salaire minimum n’est pas une évidence dans tous les pays. Les syndicats allemands s’y sont longtemps farouchement opposés. Le mouvement syndical européen est très divers, il faut de la diplomatie pour avancer. Cette question d’un salaire minimum européen peut revenir en 2020 avec la présidence de l’Allemagne.

  • Marc Augoyard :

Les traités de libre échange sont juridiquement compatibles avec la protection de l’environnement car tout nouvel accord doit être conforme aux traités où figure la protection de l’environnement.
Les traités de libre échange comportent la question des normes. Ils doivent protéger nos labels, nos normes, nos étiquettes…  La pratique s’en écarte un peu.

  • Thibault Weber :

On est dans une situation complexe. Le multilatéralisme a du plomb dans l’aile. Il est remis en cause de toutes parts. Il y a des milliers d’accords entre Etats.
L’Europe doit négocier et inclure les normes qu’elle s’impose. Le CETA avec le Canada, sous la mobilisation de l’opinion publique européenne, a été négocié de manière ouverte. Il comporte un volet environnement et social.
L’Europe peut et doit négocier les accords les plus vertueux possibles !

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Pensez à voter et à inciter votre entourage à voter le 26 mai !

Concours : 1,2,3 Europe

Tu habites dans la région Auvergne Rhône-Alpes et tu as entre 16 et 30 ans ? Ce concours est fait pour toi.

Si l’Europe t’intéresse, alors c’est le moment de partager ton point de vue en répondant aux questions suivantes : Comment imagines-tu l’Europe de demain ? D’après toi, comment dois évoluer l’Europe ? Qu’est-ce qui est important pour toi ? Y-a-t’il une chose à laquelle tu tiens plus spécialement ? Si tu pouvais décider, qu’est-ce que tu ferais?

Seul(e), à deux ou à trois, le but est de créer une vidéo de 1 à 3 minutes et de l’adresser à 123Europe-Lyon@goethe.de

À la clé, de nombreux prix sont à gagner : un voyage, un concert, un resto…

LE CONCOURS EST OUVERT JUSQU’AU 23 AVRIL 2019et la remise des prix se fera le jeudi 9 mai à l’INSA de Lyon.

Conditions et informations : www.goethe.de/lyon et sur la page Facebook du Goethe-Institut Lyon

Concours : Élections européennes… 40 ans déjà !

A l’occasion des 40 ans des élections européennes, le Bureau du Parlement européen à Marseille organise un concours “Elections européennes… #40ansdéjà!”.

L’objectif est de recueillir des témoignages vidéo de jeunes qui voteront pour la première fois aux élections le 26 mai 2019 et de personnes qui ont voté lors des premières élections européennes (1979 ou 1984).

Envoyez au Bureau du PE de Marseille une vidéo sur laquelle vous vous exprimez sur l’Europe et les élections !

Deux gagnants seront désignés, un par le jury et un autre par vous : la vidéo la plus aimée sur leurs réseaux sociaux remportera le prix du public. Les lauréats recevront des invitations pour assister à une représentation de la pièce de théâtre “Nous le peuple européen, 6 personnages en quête d’Europe”.

Vous avez jusqu’au 22 avril pour participer !

Cliquez ICI pour consulter le règlement. Plus d’infos sur le site du Bureau du Parlement européen de Marseille

Vidéo explicative

Dialogue social européen : tourisme, Club Med

Trouvez ici l’interview de Christian JUYAUX, Conseiller CFDT au CESER Auvergne Rhône Alpes, Vice-président de la Maison des Européens Lyon, dans la revue METIS sur le dialogue social européen HORECA ; propos recueillis par Michel WEILL.

Christian Juyaux est membre depuis sa création en 1985 du comité de pilotage du Dialogue Social Européen HORECA, la branche de l’hôtellerie, café et restauration au titre de la CFDT. Il est également secrétaire du Comité Européen de Dialogue Social du Club Méditerranée depuis sa création en 1996.

Des élections au parlement européen vont avoir lieu prochainement ; beaucoup s’interrogent sur ce que l’Union européenne apporte vraiment au quotidien aux salariés. Pourriez-vous nous donner votre sentiment après plus de 30 ans d’expérience au sein d’instances européennes de dialogue social ?

En un mot : dans le tourisme européen, le dialogue social ça existe et c’est grâce à l’Union européenne ! Je m’explique. En 1985, l’UE a pris l’initiative de réunir les partenaires sociaux du secteur du tourisme, l’HOTREC (Hospitality in Europe) côté employeurs, et l’EFFAT (European Federation for Food, Agriculture and Tourism), côté salariés, au sein d’une instance appelée Dialogue Social Européen. C’était sous la présidence de Jacques Delors à la Commission Européenne. Au début ça a été difficile, car la conception patronale du dialogue social était de dialoguer, d’échanger des idées et des informations, mais sans engagement réciproque. De notre côté, nous souhaitions avancer vers une vraie structuration du marché du travail européen du tourisme ; il y a en effet une mobilité forte intra-européenne des travailleurs principalement saisonniers, nombreux dans le secteur du tourisme. Or les qualifications du tourisme étaient à l’époque très hétérogènes selon les pays, les obstacles linguistiques ne facilitant pas les choses. Il était du coup très difficile de connaître exactement les compétences d’un candidat à une embauche qui devait être immédiatement opérationnel.

Comment avez-vous procédé ?

Au bout d’un certain temps, les employeurs ont fini par admettre que la mobilité transnationale était aussi une question épineuse pour eux. Nous avions menacé de nous retirer du dialogue social, ce qui leur aurait fait perdre leur qualité de partenaire social au profit de celui de simple lobby, ce qu’ils ne souhaitaient pas. La Direction Générale Emploi, qui supervisait ces instances, nous a accordé des fonds pour financer deux études sur les qualifications, une pour les employeurs et une autre pour les salariés. Les négociations ont duré 18 ans ! Elles ont débouché sur un accord en 2012 qui a donné naissance à un outil appelé « Passeport Européen des Compétences en hôtellerie-restauration. »

Quel usage en a été fait depuis ?

Depuis 2012, il est accessible sur le portail européen sur la mobilité de l’emploi (EURES) qui traite du marché du travail transfrontalier (bilatéral) et transnational (multilatéral). Il est disponible dans toutes les langues de l’Union européenne. Mais nous nous sommes vite aperçus que ce portail était peu opérationnel et peu utilisé. Nous avons donc paritairement demandé l’autorisation de l’utiliser dans d’autres cadres, autorisation qui nous a été accordée tout récemment de manière informelle. Nous allons donc l’utiliser, notamment au sein de Tribéo, une plateforme internet à destination des saisonniers, mise en place par l’association RISE (Réseau Inter-saison Européen) que je préside. Les saisonniers et les employeurs vont ainsi pouvoir directement utiliser le passeport de compétences. Mais on voit le temps et les efforts qu’il a fallu déployer. Le dialogue social européen est le fruit d’une grande patience !

Avez-vous d’autres sujets de dialogue au sein d’HORECA ?

HOTREC, l’organisation européenne des employeurs de l’hôtellerie-restauration, nous a demandé de travailler sur l’économie collaborative. Elle souhaite avancer sur la régulation des plateformes collaboratives de location d’hébergement à court terme, ainsi que sur les plateformes de partage de repas qui font de la concurrence à la restauration. Nous nous intéressons aussi à l’impact des nouvelles technologies, de la numérisation et de la robotisation dont certains disent qu’elles pourraient supprimer 20 % des emplois de l’hôtellerie-restauration comme c’est déjà le cas en Scandinavie qui ne trouve pas de personnel. Dans le cadre d’une prospective de l’emploi, nous réfléchissons aussi à la problématique de l’intégration des migrants dans la perspective de la résolution de la question lancinante des métiers en tension ainsi que sur le travail non déclaré. Enfin, nous nous préoccupons de santé-sécurité et concevons une plateforme numérique d’évaluation des risques. Nous menons tous ces chantiers grâce aux moyens octroyés par l’Union européenne.

Quelles sont les orientations que l’EFFAT, l’organisation européenne des salariés du tourisme, souhaite se donner pour l’avenir ?

Nous souhaiterions pouvoir établir des règles communes au niveau européen pour améliorer les conditions de travail, mais aussi pour mieux réguler la concurrence entre les entreprises du tourisme et leur permettre de recruter de manière satisfaisante. Nous sommes conscients par exemple qu’il est irréaliste de vouloir égaliser les salaires du secteur entre les pays européens.
Mais négocier un salaire minimum égal à 60 % du salaire médian de chacun des pays européens devrait pouvoir être envisagé. Nous devrions aussi pouvoir établir des normes de charge de travail qui n’existent pas au niveau national, en tout cas en France, comme par exemple le nombre de chambres à traiter par femme de chambre en une journée de travail.

Parlez-nous maintenant de votre expérience européenne au sein du Club Méditerranée.

Je suis rentré au Club Méditerranée en 1970 et je siège au comité d’entreprise depuis 1982. Les deux-tiers de son activité se font en Europe-Afrique et un peu plus de 50 % de sa clientèle est européenne. L’effectif approche les 25 000, dont près de 19 000 saisonniers issus de 103 nationalités.
Entre 1982 et 1985, un long conflit social s’est déroulé entre la direction du Club Med et le personnel de service tunisien et marocain travaillant dans les villages français ; ils voulaient pouvoir bénéficier d’une carte de travail et de séjour en France. En 1985 un accord sur l’emploi toujours en vigueur a été conclu ; il prévoit la garantie de réembauche d’une saison sur l’autre soit en France pour les régularisés, soit dans leur pays pour les autres ; l’ouverture de discussions sur l’emploi et la mobilité transnationale était également prévue. L’emploi de ces saisonniers en hiver dans les villages alpins leur a permis d’obtenir une carte de séjour de 10 ans. Contre cet engagement, l’entreprise a obtenu l’autorisation que des GO français puissent venir travailler dans les villages de ces pays toute l’année. C’était un moyen de stabiliser l’emploi saisonnier tant en France que dans les pays du pourtour méditerranéen, pour les employés comme pour l’encadrement. En 1994 une directive européenne transposée en droit français permet la création de comités d’entreprises européens. La direction générale du Club Méditerranée nous propose cette création qui donne lieu en 1996 à un accord avec la fédération syndicale européenne du tourisme, l’EFFAT, pour la création du Comité Européen de Dialogue Social du Club Méditerranée. A chaque intersaison il réunit quinze représentants du personnel (7 français, 3 italiens, 2 grecs, 1 portugais) et un mandaté par l’EFFAT qui assume le secrétariat du CEDS Club Med.

Qu’est-ce qui a changé avec la création du CEDS ?

L’existence du comité de groupe européen a provoqué trois changements profonds. Elle a d’abord permis aux « gentils employés » d’être représentés ; auparavant seuls les « gentils organisateurs » français étaient reconnus. Elle a ensuite permis d’interpeller directement la direction générale du groupe sur des décisions relevant de son niveau, comme par exemple la fermeture de villages, alors qu’auparavant les salariés non français pouvaient simplement interroger les directions locales. Elle a enfin permis une meilleure reconnaissance réciproque et un meilleur dialogue entre gentils organisateurs et gentils employés organisés ; les premiers ne sont désormais plus majoritaires au CEDS comme ils ne le sont pas dans les effectifs. Il y a désormais une vraie conscience d’appartenance commune à l’entreprise et le sentiment d’être embarqué dans le même bateau. Tous peuvent désormais être informés sur l’économie de l’entreprise, donner leur avis sur les orientations en matière d’emploi et de formation, sur les dates d’ouverture et de fermeture des villages…

Des accords d’entreprise ont-ils été conclus ?

Oui. En 2004, devant la difficulté de trouver du personnel qualifié dans les zones alpines et la réduction de la durée des saisons pour le personnel des villages d’été, la direction générale du Club Méditerranée et la fédération syndicale mondiale (UITA) négocient un accord relatif à la mobilité des salariés (personnel de service GE) originaires d’Europe et d’Afrique vers les pays de l’Union européenne. Dans les villages en Europe mais aussi en Turquie, Égypte, Maroc, Tunisie, Côte d’Ivoire, Sénégal et Ile Maurice, le Club Med s’engage à respecter les libertés syndicales, l’abolition effective du travail des enfants, de ne tolérer aucune forme de travail forcé ou obligatoire et de promouvoir le principe d’égalité des chances en matière d’emploi sans discrimination raciste, sexuelle ou des opinions politiques et religieuses, bref, les droits fondamentaux établis par l’OIT. Mais l’objectif principal de cet accord reste la mobilité transnationale du personnel de service, les GE. Pour cela les garanties sociales négociées prévoient la priorité donnée à la main d’œuvre locale, des conditions d’emploi conformes au droit social du pays d’accueil, un délai de prévenance de 15 jours et une information aux représentants du personnel sur la liste des salariés mobiles. Cet accord a été renouvelé en 2009.

Comment s’est passée la mise en œuvre de cet accord ?

Pour mettre en œuvre les mesures d’accompagnement de cet accord, le secrétaire du CEDS intervient depuis l’hiver 2004 dans tous les villages alpins où travaillent des GE saisonniers migrants pour les informer sur leurs droits et recueillir les difficultés et problèmes auxquels ils sont confrontés en France. Il a pu constater leur difficulté à bénéficier des prestations sociales et familiales et à s’intégrer dans les villages pour des raisons linguistiques. Mais globalement l’accord a permis une fidélisation accrue du personnel, fondamentale pour la qualité d’une prestation haut de gamme, la réduction de la précarité de l’emploi par la réembauche d’une saison sur l’autre et un meilleur soutien à ces travailleurs mobiles par une coopération syndicale accrue entre la France et les pays d’origine. Il serait vraiment souhaitable que de tels accords se développent pour lutter contre le dumping social et tout autant pour rendre des services de qualité, garants de la pérennité des entreprises du tourisme ou plus largement des entreprises de service.

Depuis 2015 le Club Med appartient au conglomérat chinois Fosun International. Qu’est-ce que cela a changé dans le dialogue social de l’entreprise ?

L’entreprise a changé de statut : de société anonyme, elle est devenue SAS, société par actions simplifiée ; une holding luxembourgeoise a été créée pour effectuer le rachat du capital. Les obligations d’information économique et financière ne sont plus du tout les mêmes : c’est devenu le règne de l’opacité, bien que nous n’ayons pas changé de PDG. Il y a eu une dégradation du dialogue social transnational ; le comité de groupe n’est plus réuni régulièrement. Compte tenu de la nouvelle situation, les syndicats affiliés ont fait la proposition de la création d’une instance transnationale de dialogue et d’engagement. Il nous a été répondu par une proposition de renégociation du comité européen. Nous ne sommes aujourd’hui plus du tout dans la même dynamique. Ce sont les logiques de globalisation et de digitalisation qui dominent.

*A propos de cet article :
Auteur(s) : Christian Juyaux, propos recueillis par Michel Weill
Mots clés : dialogue social européen, dumping social, négociations, travailleurs saisonniers, Clud Med, mobilité, EFFAT, HOTREC, portail EURES, Christian Juyaux, Michel Weill

Actualités européennes: Brexit, Italie, où va l’Europe ?

Les tiraillements entre la France et l’Italie ne datent pas d’aujourd’hui. Cependant avec l’élection d’un président français ouvertement européen et l’avènement d’un gouvernement italien reposant sur une coalition eurosceptique, les tensions ne pouvaient que se réveiller et se sont manifestées par un bref rappel de l’ambassadeur de France.

Quelles sont les conséquences de ces tensions sur la coopération entre deux grands partenaires économiques, le tronçon Lyon-Turin de la ligne Paris-Rome ? Le Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche en coopération avec la Maison des Européens Lyon, l’Association culturelle franco-Italienne en Drôme-Ardèche et la Médiathèque la Passerelle Bourg-lès-Valence vous invite le mercredi 17 avril 2019 de 18h30 à 20h30 à la soirée-débat sur les actualités européennes. Avec la participation de :

Jacques FAYETTE, auteur de plusieurs ouvrages sur l’Italie, ayant enseigné pendant une dizaine d’années dans des universités transalpines, commandeur dans l’Ordre du Mérite italien.

David HOLLISTER, britannique en cours d’obtention de la citoyenneté italienne, habite dans le sud de la Drôme et est un ancien fonctionnaire auprès du Conseil de l’Union européenne, marié avec une italienne également fonctionnaire à la retraite. David est devenu récemment membre des #TeamEurope. David et son épouse pourront témoigner tous les deux de leur expérience.

Venez nombreux à la Médiathèque la Passerelle Bourg-lès-Valence (1 place des rencontres, 26500 Bourg-Lès-Valence).
Entrée libre, sans inscription. Plus d’informations auprès du Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche par mail à europedirect2607@mde-lyon.eu ou par téléphone au 06 99 61 26 07.

Suivez cet événement sur le Facebook également.

Conférence-débat “France-Allemagne : amour mais chambre à part !” à Marcy-l’Étoile

Le 12 avril 2019 à 20h à la Salle des fêtes de Marcy l’Etoile (63 Place de la Mairie, 69280 Marcy-l’Étoile).

« Tout ce que vous avez voulu savoir sur les amours entre la France et l’Allemagne sans jamais oser le demander… »

Le Comité de Jumelage de Marcy l’Etoile vous propose une conférence-débat sur les relations contemporaines entre nos deux pays, animée par Jacques FAYETTE, Professeur Honoraire des Universités, Spécialiste des questions européennes, Président du comité stratégique de la Maison des Européens Lyon.

Un petit buffet clôturera cette soirée.

Entrée libre et gratuite. Plus nous serons nombreux, plus le débat sera riche.

OUR EUROPE : L’Europe vue par des jeunes Européens

Venez débattre de l’Europe vue, vécue et élue par de jeunes Allemands, Croates, Français et Grecs ! A quelques semaines des élections européennes, ils seront une vingtaine de jeunes venus des quatre coins de l’Europe pour une semaine multilingue à Lyon, afin d’échanger, partager, improviser et dessiner Notre Europe du futur. Pendant leur séjour, ils seront accompagnés par la journaliste Christine Ramel, le comédien Matthieu Loos et l’illustratrice Florence Dailleux.

Le 9 avril, la Maison des Européens Lyon anime, dans le cadre de ce projet, 4 ateliers aux thèmes variés :

  • la citoyenneté et le vote européens ;
  • les populismes nationaux et l’unité de l’Europe ;
  • la mobilité et les migrations en Europe ;
  • les identités européennes et la diversité culturelle.

La soirée publique sera le point culminant de cette semaine d’échanges, de discussions et de pratique artistique ; ce sera l’occasion de partager avec vous leurs impressions, questionnements, par le biais du théâtre, du dialogue et du « graphic recording » ! Le RDV, donc, ce jeudi 11 avril à 19h00 à la Maison des Passages (44 rue Saint-Georges, 69005 Lyon)

Venez nombreux ! Entrée libre, réservation nécessaire auprès de la Plattform (info@plateforme-plattform.org ou au 04 78 62 89 42)

Retrouvez l’événement également sur Facebook !

Un projet proposé par l’association Plateforme de la jeune création franco-allemande, en partenariat en France avec le Goethe-Institut, l’Instituto Cervantes, l’Institut Culturel Italien, la Maison de l’Europe et des Européens et Europe direct, la Cie Combats Absurdes, Tremplin Anepa et l’Alliance Française d’Osijek en Croatie, le KulturKabinett en Allemagne et YMC Greece. Ce projet est réalisé avec le soutien de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Ville de Lyon, de la Fondation Hippocrène et est cofinancé par l’Union européenne.

Débat : le traité d’Aix-La-Chapelle

Le jeudi 11 avril à 19h
Entrée libre Goethe-Institut Lyon
18 rue François Dauphin
69002 Lyon

Après le Traité de l’Élysée, un nouveau pacte franco-allemand pour l’Europe? Échange entre Astrid Genkin, Jacques Fayette et Max Maldacker

Le traité de l’Élysée, signé par Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, est l’un des traités les plus réussis de l’histoire de la diplomatie. Mais cinquante-six ans après sa signature, l’Europe a changé. L’Europe est en danger. Non seulement le Brexit y contribue, mais aussi les développements à Washington, Moscou ou Beijing. C’est pourquoi le président Macron et la chancelière Merkel ont souhaité renforcer les relations entre l’Allemagne et la France. Le traité d’Aix-la-Chapelle, signé le 22 janvier 2019, prévoit notamment un rapprochement des politiques économiques, diplomatiques et de défense des deux pays. Astrid Genkin, Jacques Fayette et Max Maldacker présentent le traité et en discutent.

En partenariat avec le Consulat général d’Allemagne à Lyon, la Maison des Européens Lyon et le WKRA

Actualités européennes et élections : et l’Europe sociale dans tout ça ?

Le Centre d’information Europe Direct Drôme Ardèche et la Maison des Européens Lyon, en partenariat avec l’ Ecole Santé Social Sud-Est, vous invitent à une soirée-débat “Actualités européennes et élections : et l’Europe sociale dans tout ça ?” le jeudi 11 avril 2019 entre 18h et 20h à l’Ecole Santé Social Sud-Est (103 Avenue Maurice Faure, 26000 Valence).

L’Union européenne a progressivement développé un acquis social qui a, pendant des années, soutenu une amélioration des niveaux de vie et une convergence économique et sociale au sein de l’Union Européenne. La crise économique, l’approfondissement du marché intérieur et des profondes transformations sociétales telles que la mondialisation, la migration, l’évolution technologique et le vieillissement de la population exigent maintenant une nouvelle et plus forte stratégie au niveau européen pour renforcer le visage social de l’Union.

Quel avenir pour la protection sociale dans une Europe fragmentée? par Julien REYSZ, professeur de Sciences Economiques et Sociales, Faculté d’économie de Grenoble et chercheur associé au CREG (Centre de recherche en économie de Grenoble) de l’ Université Grenoble Alpes. Son intervention se focalisera sur les axes suivants :
• Etat des lieux de l’Europe sociale : une Europe sociale difficile à construire – socle européen des droits sociaux, les apports sociaux des différents traités, différentes logiques de la protection sociale en Europe, le partage des compétences entre le niveau communautaire et le niveau national.
• Crises et transformations de la politique sociale
• L’avenir de la protection sociale européenne : évolutions possibles, stratégies et priorités.

Après cette intervention, des informations pratiques sur les élections européennes et les enjeux prioritaires seront partagées avec le public.

A l’issue de cette rencontre, un pot convivial sera offert par l’ESSSE.

Entrée gratuite et libre. Plus d’infos au 06 99 61 26 07 ou europedirect2607@mde-lyon.eu Trouvez cet événement sur le Facebook également : www.facebook.com/events/646123052483949/

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Commission des affaires économiques et monétaires

Délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE

Commission du développement

Commission spéciale sur la criminalité financière, la fraude fiscale et l'évasion fiscale

Délégation pour les relations avec l'Afrique du Sud

Parlement européen, Bât. Altiero Spinelli
09G158, 60, rue Wiertz / Wiertzstraat 60, B-1047 Bruxelles/Brussel

Assistants parlementaires au Parlement européen: Heather Anne BAILEY, Thibaut Philippe Francois CAULIER, Sylvain Edgard MARECHAL

Thierry.Cornillet@europarl.europa.eu

  • Membre

Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Délégation pour les relations avec les pays d'Amérique centrale.

Délégation à l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine

  • Membre suppléante

Délégation pour les relations avec l'Inde

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.
Altiero Spinelli, Bureau 06F154

Assistant parlementaire au Parlement européen : Maxime CELLIER
mireille.dornano@europarl.europa.eu

  • Membre

Commission de l'agriculture et du développement rural
Délégation pour les relations avec la Suisse et la Norvège, à la commission parlementaire mixte UE-Islande et à la commission parlementaire mixte de l'Espace économique européen (EEE)

  • Membre suppléant

Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Commission d'enquête sur la mesure des émissions dans le secteur de l'automobile.

Délégation pour les relations avec les pays du Machrek.

Délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée.

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.Altiero Spinelli, bureau 13E116

Assistante parlementaire au parlement européen : Marion Thomas
michel.dantin@europarl.europa.eu

Assistants parlementaires en région:
Caroline Rolland et Xavier Trosset
91 rue d'Angleterre, 73000 Chambéry
secretariat.md@sp-eurodepute.eu
0479652901

  • Membre

Commission des affaires économiques et monétaires.

Délégation pour les relations avec les
États-Unis

  • Membre suppléante

Commission des affaires constitutionnelles.

Commission d'enquête chargée d'examiner les allégations d'infraction et de mauvaise administration dans l'application du droit de l'Union en matière de blanchiment de capitaux, d'évasion fiscale et de fraude fiscale.

Délégation pour les relations avec l'Afrique du Sud

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.Altiero Spinelli, Bureau 09G158

Assistants parlementaires au parlement Européen: Heather Bailey, Sylvain, Maréchal, Pierre-Jean Verrando.

Assistant en région : Stephane Therou
sylvie.goulard@europarl.europa.eu

  • Membre

Commission des transports et du tourisme. Délégation pour les relations avec le Japon

  • Membre suppléant

Délégation pour les relations avec la
Péninsule coréenne

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.
Altiero Spinelli, bureau 06F158

Assistant parlementaire au Parlement
Européen: Bertrand Verny
bruno.gollnisch@europarl.europa.eu

Assistants parlementaires en région:
Christophe Boudot, Georges-Henri
Moreau, Amaury Navarranne

Bureau du Parlement européen.
Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures

  • Membre suppléante

Commission de la culture et de l'éducation

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.
Altiero Spinelli, Bureau 14G102

Assistants parlementaires: Sophie
Attuil, Julie Leblanc
sylvie.guillaume@europarl.europa.eu

Assistants en région: Laurent Jauffret
1, place Louis Pradel 69001 Lyon
04 78 98 74 23
06 82 67 84 63
contact@sylvieguillaume.eu

  • Membre

Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire.

Commission d'enquête sur la mesure des émissions dans le secteur de l'automobile.

Délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Russie

  • Membre suppléante

Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie.

Délégation pour les relations avec la Suisse et la Norvège, à la commission parlementaire mixte UE-Islande et à la commission parlementaire mixte de l'Espace économique européen (EEE)

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.Altiero Spinelli, bureau 13E154

Assistants parlementaires au Parlement européen : Magali
Altounian, Hugues Hinterlang, Remy
Petitot
francoise.grossetete@europarl.europa.eu

  • Membre

Commission de l'emploi et des affaires sociales.

Délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Moldavie

  • Membre suppléant

Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs. Délégation pour les relations avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Délégation à l'Assemblée parlementaire Euronest

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.Altiero Spinelli, Bureau 02G352

Assistantes parlementaires : Natacha
Barral et Audrey Daymard
dominique.martin@europarl.europa.eu

Assistant parlementaire en région:
Frédéric Boccaletti

Commission des pétitions.

Délégation aux commissions de coopération parlementaire UE-Kazakhstan, UE-Kirghizstan, UE-Ouzbékistan et UE-Tadjikistan, et pour les relations avec le Turkménistan et la Mongolie

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.Altiero Spinelli, bureau 01H247

Assistants parlementaires au parlement européen : Haroun Ben Abdallah, AnnikaBruna, Lorrain Bernard de Saint Affrique
jean-marie.lepen@europarl.europa.eu

Assistant parlementaire en région: Gerald Gerin

  • Membre

Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire

  • Membre suppléante

Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie. Commission des pétitions

  • Contacts

Parlement européen, Bât. Altiero Spinelli, Bureau 06E204

Assistants parlementaires: M. S.
Barles Sébastien, David Drui et
Sophie Perroud
michele.rivasi@europarl.europa.eu

Assistante parlementaire en région:
Justine Arnaud
04 75 60 32 90 /
justine.arnaud@michele-rivasi.eu

  • Membre

Commission des transports et du tourisme

  • Membre suppléant

Commission du développement

  • Contacts

Parlement européen Bât. Altiero
Spinelli, Bureau 13E254

Assistants parlementaires : Pierre-Édouard Altieri, Timothée Etchecopar

Assistants parlemantaires en région:
Sebastian Marcin, Lionel Moisy de Cala
renaud.muselier@europarl.europa.eu

Commission du développement.

Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l’Union du Maghreb arabe.

Délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée

  • Membre suppléant

Commission des affaires étrangères.

Délégation pour les relations avec les pays du Machrek

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.
Altiero Spinelli, Bureau 14G217

Assistants parlementaires: Jean Jolivet, Charles Kerivel, RajaeLaoui
vincent.peillon@europarl.europa.eu

Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures. Sous-commission "droits de l'homme".

Délégation pour les relations avec le
Parlement panafricain

  • Membre suppléante

Commission des affaires étrangères.

Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe

  • Contacts

Parlement européen, Bât. Willy
Brandt, Bureau 07M043

Assistants parlementaires:
Thierry Leguay et Simon Neyhouser
marie-christine.vergiat@europarl.europa.eu

Assistant parlementaire en région:
François Auguste

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Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe.

Délégation à l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée

  • Membre suppléant

Commission des affaires constitutionnelles

  • Contacts

Parlement européen à Bruxelles, Bât.
Altiero Spinelli, bureau 13E146

Assistants parlementaires au Parlement européen: Anne-Sophie
Tobar-Malagueno

Assistants parlementaires en région:
Géraldine Bastien le Gourrierec,
François Peyrat, AgnesSaby.
brice.hortefeux@europarl.europa.eu